La Bandollière :Le rouge-gorge.

 

Merci à mon maître et ami Flormed  pour cette mise en page !

 

 

Le rouge-gorge

Couleur de l’automne, il est revenu
Comme le gamin courant chez sa mère
Quand la liberté redevient amère,
Couleur de l’automne, il est revenu.

Couleur de l’automne, il n’attend plus rien
Pour sa gorge rouge et sa douce plume
Si ce n’est l’espoir que ma main rallume,
Couleur de l’automne, il n’attend plus rien.

Couleur de l’automne, il est bien poli,
En manteau de feu sur la neige blanche
Quand l’hiver venu porte sa palanche,
Couleur de l’automne, il est bien poli !

Annie

Le sonnet Marotique : Dans un monde en folie.

 

Dans un monde en folie

Aujourd’hui vivons-nous une autre barbarie ?
On viole et l’on tue entre deux coups du sort,
Tandis que la nature en un dernier ressort
Manifeste sa peine et hurle sa furie.

Certains quittent famille et l’indigne patrie,
Pensant trouver ailleurs, pour celui qui s’en sort,
La possibilité dans un nouvel essor,
De déguster qui sait ? Un zeste de fratrie.

Et le monde s’enflamme, est-ce à tort, à raison ?
Contre un gouvernement en haute trahison,
Contre un baiser chagrin, une main sur la fesse.

Si l’on cherche à tout prix un peu d’humanité,
C’est que l’on croit encore en une éternité,
Et pour l’enfant martyr qui partait à confesse…

Annie

Le Rondeau : Le ciel.

Merci cher Flormed pour cette mise en page de mon Rondeau !

Le ciel

J’aime le ciel et ses nuages,
Comme ils sont doux, comme ils sont sages
Lorsque le pâtre et ses moutons
S’en vont rejoindre les santons,
Fiers héritiers du fond des âges !

Parfois s’invitent des orages
Pour appuyer tous nos présages,
Car chacun sait que les dictons
Se sont nourris de commérages !
J’aime le ciel.

C’est la montagne et ses laçages
Aux cols râpés par mille usages ;
Ce peuvent être les festons,
Tous les froufrous et les boutons
De la lune et de ses corsages !
J’aime le ciel !

Annie

Le Trivers Hugolien : Adieu septembre.

Photo de mon amie Christiana 

Adieu septembre

Déjà s’en va septembre, et le ciel qui moutonne
Nous prouve désormais que s’installe l’automne
En costume de brume et joli galurin !

De son panier d’osier débordent des noisettes,
Et son dos s’arrondit sous le poids des musettes
D’où s’écoule un nectar à l’éclat purpurin…

Comme il a l’air heureux, chaussé de ses galoches,
Saluant à la fois un escadron de loches
Et le dernier rayon d’un soleil suzerain !

Annie

Le sonnet français en octosyllabes : Deuil national.

 

Merci mon ami Flormed pour cette mise en page !

 

Deuil national

Ils sont venus, ils sont tous là
Les gens nantis de la planète,
Car l’un des leurs sans clarinette
S’en va rejoindre l’au-delà…

Chacun se tait, plus de bla-bla,
On se promet de vivre honnête.
Lorsque le ciel fait place nette,
Mieux vaut calmer la bamboula !

Puis on reprend sa politique,
En oubliant la belle éthique,
Et le parjure, évidemment !

Et la bagarre recommence,
La place est bonne assurément !
Adieu promesses et romance !

Annie

Le Trivers Hugolien : Automne.

Un grand merci cher   Flormed  pour cette superbe mise en page !

 

Automne

La pluie a déposé quelques perles de pleurs
Sur la pelouse sèche et dans le cœur des fleurs
Qui pensaient bien mourir sans connaître l’automne.

Muni de sa palette et de ses doux pinceaux,
Mêlant le pourpre à l’or, dans l’argent des ruisseaux,
La nature a repeint sa robe de cretonne.

Ravis, les cyclamens et colchiques des prés,
Quittent leurs vieux tombeaux pour des lieux mordorés,
Pendant qu’au loin, l’été, siffle un air monotone !

Annie