Archives mensuelles : juin 2015

Le sonnet français : Face à la page blanche…

 

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Image de mon ami poète Flormed

Face à la page blanche…

Je suis tel un gamin qui gomme son brouillon
Ne pouvant aligner sur la feuille trop blanche
Un chapelet de mots en robe de dimanche
Et qui finalement se retrouve souillon…

Mon Éloquence, enfin, ôte-moi ce bâillon !
Je demande si peu, sans parler d’avalanche,
Juste un simple refrain pour flatter ma pervenche ;
Je la vois qui déjà fait appel au grillon !

Si l’inspiration fut parfois très fertile,
La voilà désormais qui se sent inutile !
La larme en s’écoulant aggrave encor le cas…

Remplir mon encrier de gouttes d’amertume
Ne ferait qu’empirer ce pénible tracas ;
Eh bien puisqu’il le faut, repose-toi ma plume !

Annie

Le fatras : Encore y croire.

Encore y croire.

J’aimerais bien encore y croire
Quand je m’évade au firmament.

J’aimerais bien encore y croire,
Puiser dans cette nuit si noire
Un minuscule effleurement,
Un cœur qui bat de son histoire.
Je pensais le ciel exutoire
Mais je n’y lis que du tourment,
Je m’accroche au seul filament
Qui me relie à ta mémoire
Mais qui s’efface doucement.
Ma quête n’est pas dérisoire
Quand je m’évade au firmament .

Quand je m’évade au firmament,
J’aimerais bien encore y croire.

Quand je m’évade au firmament,
Il suffirait pour un moment,
De me bercer dans l’illusoire :
Apercevoir ce diamant,
Qui brille encor de ton serment .
C’est moi qui suis au purgatoire,
J’aimerais tant dans ton ciboire
Y rajouter mon pleurement,
Puis retrouver mon écritoire ;
Pour un moins triste testament
J’aimerais bien encore y croire .

Annie

Le sonnet français : La vie d’une rose.

 

Rose

La vie d’une rose

Quand la rose parfaite épouse le décor,
Cueillez son souvenir bien avant qu’il ne meure
Car la nuit pas à pas visitant sa demeure
Y laissera sa chaîne et sa croix de mucor…

Dès que vous entendrez le silence d’un cor
Sangloter l’hallali dans le matin qui pleure,
Vous verrez que le temps, las, jamais ne se leurre
En posant sur le sol une perle d’ichor…

Une autre la suivra, votre cœur sera triste,
Vous auriez tant voulu que la belle résiste ;
Pourquoi tant de beauté si court est son chemin ?

Alors vous porterez tel un corps de vestale
Les restes de la fleur dans un vieux parchemin
Pour l’immortaliser jusqu’au moindre pétale !

Annie