Archives mensuelles : décembre 2015

Le sonnet espagnol : Raconte-moi Noël !

 

BLOG EN PAUSE ET DE JOYEUSES FÊTES A TOUS MES AMIS !

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MERCI à mon ami poète Flormed  pour cette belle mise en page !

 

Raconte-moi Noël !

Pour raconter Noël, il suffit d’un crayon ;
De quelques blonds fétus, de la plume d’un ange ;
D’une femme à genoux à la voix de mésange
Qui serre sur son cœur, d’un doux fruit, l’oreillon,

De moutons dans le ciel, tous pendus au trayon
D’un astre plus goûteux que le jus d’une orange
Déposée au matin à l’abri d’une grange,
Où le soleil tardif vient planter son rayon,

D’une branche de houx, de bonbons de guimauve
Dont fleurit le sapin où s’endort un chausson
Oubliant, pour un soir, tous les secrets d’alcôve,

Puis le clair gazouillis d’un nouvel enfançon
Et s’éclate la fête avant que ne se sauve,
En douceur, à minuit, la divine chanson !

Annie

Le sonnet irrégulier : Anniversaire ….

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Image de mon ami poète Flormed

Anniversaire

M’offriras-tu ce jour des œillets, une rose,
Pour adoucir les ans qui froissent mon orgueil ?
M’aideras-tu surtout en franchissant le seuil
A supporter le poids qu’une autre année arrose ?

Vais-je donc désormais calculer en printemps ?
Car maintenant je crains que la brise d’automne
Amène le nuage et l’orage qui tonne
Pour annoncer l’hiver valsant à contretemps ?

Mon amour, je t’en prie, offre-moi ta caresse,
Le cadeau de tes bras et son joli ruban
Pour nouer pour toujours un collier de tendresse.

Alors s’éloignera la peur du vieux forban,
Je cueillerai la vie en évitant l’ombrage,
J’en ferai des bouquets aussi grands que mon âge!

Annie

Le sonnet marotique : La maison rose.

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La maison rose

On l’avait fait bâtir dans un élan d’ivresse
Applaudissant si fort la fraîche nudité
Qu’elle en perdit sitôt toute timidité
Pour nous offrir un nid débordant de tendresse.

Ainsi nous la voulions, ni riche, ni pauvresse ;
Seule nous importait cette solidité
Garantissant l’amour et la fécondité
Tandis que nous rêvions d’une nouvelle adresse.

Le temps passait trop vite entre rires et pleurs ;
Chaque joyeux printemps lui rajoutait des fleurs
Afin de maquiller la tendre couperose…

Quand le jour fut venu de l’habiller enfin,
Pour flatter sa beauté d’un tout autre parfum,
On moula sur son corps un pétale de rose…

Annie

 

Le sonnet irrégulier : Flormed mon ami.

Je rends hommage à ce grand poète qui m’a tout appris en poésie classique et grâce à qui, j’ai je l’espère, bien progressé dans mon apprentissage de la poésie classique. Sa modestie, sa patience, son humanité sont des exemples à suivre pour tout un chacun dans ce bas monde.

MERCI Flormed

 

Flormed mon ami

O Flormed mon ami, ta douceur est un songe
Que je pose à la brune, au bord de l’encrier,
Où des mots de silence à force de crier
Arrachent tous les fils du tissu d’un mensonge…

Dans ce monde cruel à qui donc se fier ?
J’ai choisi quant à moi dans les pleurs de ton âme *
D’en croquer tous les fruits aux senteurs de cinname ;
Il m’en faut tant et tant pour mieux versifier !

Au jardin de ton cœur mon cafard se repose,
J’y trouve une sagesse en costume de rose
Qui caresse un amour et lui donne la main.

Reçois donc aujourd’hui le cadeau de ma plume
Car nous ne savons pas ce que sera demain,
Et tu verras ce soir mon espoir qui s’allume.

Annie

*  Je fais ici référence au recueil de sonnets de Flormed, « Les pleurs de l’âme » publié aux Éditions Stellamaris.