Archives mensuelles : février 2016

Le sonnet irrégulier : Glose de mon ami Flormed : A Elle.

Flormed mon ami

O Flormed mon ami, ta douceur est un songe
Que je pose à la brune, au bord de l‘encrier,
Où des mots de silence à force de crier
Arrachent tous les fils du tissu d’un mensonge

Dans ce monde cruel à qui donc se fier ?
Quant à moi j’ai choisi dans les pleurs de ton âme
D’en croquer tous les fruits aux senteurs de cinname ;
Il m’en faut tant et tant pour mieux versifier !

Au jardin de ton cœur mon cafard se repose,
J’y trouve une sagesse en costume de rose
Qui caresse un amour et lui donne la main.

Reçois donc aujourd’hui le cadeau de ma plume
Car nous ne savons pas ce que sera demain,
Et tu verras ce soir mon espoir qui s’allume.

Annie

Glose de mon ami de plume, ce poème me touche particulièrement.

A Elle.

Ô toi, fée éclairant la voie à plus d’un songe,
Permets une plumée à ton bel encrier,
Pour que j’écrive un mot que le vent doit crier
En souffles délicats balayant tout mensonge …

Le faux revêt l’habit du bon vrai. Se fier
À tout vif ramageur, c’est condamner son âme
À voir l’arum titan exhaler d’un cinname
L’arôme. Ah! si je puis, ton don, versifier !

Au clair de ta fraîcheur, chaque soir, se repose
Mon ombre pour humer ton doux parfum de rose
Que, malgré le désir, ne peut cueillir ma main.

Je n’ai, pour honorer ta douceur, que ma plume
Qui sera prosternée, à tes genoux, demain.
Grâce à toi, mon esprit se distrait puis s’allume.

Flormed