Archives mensuelles : mai 2016

Le sonnet français : Orgueil de poète !

Je dédie ce sonnet à notre maître en prosodie Flormed  sur le forum Poésis dont j’admire la modestie tandis que ses poèmes sont de véritables chefs-d’œuvre. Certains poètes feraient bien d’en prendre de la graine !

Rose d'Annie

 

Orgueil de poète !

Je me suis faite avoir comme une jouvencelle
Par des mots de velours, couchés sur parchemin,
A qui j’avais tendu timidement la main
Pour cueillir des couleurs dignes d’un ramphocèle.*

Je les ai cajolés, je me suis mise en selle
Pour galoper plus vite au pays du jasmin
Espérant y trouver un bon frère germain,
Artisan troubadour dont le chant ensorcelle !

Ô mon cher professeur, toi toujours si charmant !
Que ne suis-je restée en ton enchantement ?
En allant voir ailleurs, j’ai fait pleurer ma rose…

Mépris et Vanité, retirez votre appeau !
J’ai de meilleurs amis dont l’encre bleue arrose
La noble Modestie écrite à fleur de peau !

Annie

 

*ramphocèle : oiseau

La Bandollière : Le baiser.

 

bonjour

Le baiser

Il est ce mot si beau que l’on s’offre en partage
En tendant une joue et l’autre assurément,
Compagnon de la main il en est le froment ;
Il est ce mot si beau que l’on s’offre en partage.

Il est ce mot câlin pour l’enfant que l’on berce,
Gage d’affection, il gomme le tourment
Et scelle tout amour dans son engagement ;
Il est ce mot câlin pour l’enfant que l’on berce.

Il est ce mot pervers dans un piètre langage
Dont on use en excès, oh le verbe infamant !
Comment donc arrêter ce vil déferlement ?
Il est ce mot pervers dans un piètre langage…

Annie

 

Résultats des 43èmes Jeux Floraux 2016 de l’Essor Poétique de la Roche sur Yon.

 

Pour celui ou celle que mes recueils intéressent, j’en possède que je peux vous dédicacer à la maison ou vous pouvez vous adresser directement aux Éditions Stellamaris via ce lien :

http://editionsstellamaris.blogspot.fr/2016/05/de-nouveaux-prix-litteraires-pour-annie.html

 

                                                                                                                                                                    Coupe dans tes yeux                                    1° prix

Coupe Mon chemin 

Second prix Irène Devaux
 

Coupe Dans le petit matin 

Second prix Francine Robert 

Troisième prix du sonnet 

 

 

 

 

 

Le sonnet français : Bocage Vendéen.

Bocage vendéen

Merci Maria  pour cette belle mise en page de mon sonnet !

 

Bocage Vendéen

Des petits prés bien verts invitent au passage
Le promeneur ravi de quitter le béton ;
D’un réflexe ancestral il saisit un bâton
Pour assurer ses pas ou répondre au message :

« Vois comme l’herbe est douce et la vache bien sage !
Hélas plus de bergère auprès du doux mouton
Mais des fleurs par milliers qui perdent leur bouton
Dès qu’un zéphyr ailé bouscule leur corsage ! 

Avance et ne crains pas de frôler les buissons,
C’est là que l’on entend les plus belles chansons,
Celles d’une nature en robe de futaine.

Ta boussole sera dans le vol de l’oiseau
Pour passer d’un calvaire à l’eau d’une fontaine,
Où papotent en cœur le chêne et le roseau ! »

Annie

Variante de bandollière : La marguerite.

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Marie-Luce

Marguerite

Déjà la marguerite ouvre tout grand son cœur,
Le jaune pissenlit lâche ses parachutes
Dont le souffle du vent éparpille les chutes ;
Déjà la marguerite ouvre tout grand son cœur.

Déjà la marguerite affiche sa beauté
– Collerette de reine et blancheur de vestale –
Comment ne pas s’offrir un amour de pétale !
Déjà la marguerite affiche sa beauté.

Déjà la marguerite attend Coquelicot
Et le chardon bleuté qui cesse son errance
Dès que juillet transpire au-dessus de la France !
Déjà la marguerite attend Coquelicot.

Annie

Le sonnet français : A lui…

A Lui…

Tant de fois je l’ai vu la tête dans les mains,
Vider son désespoir dans un torrent sans larmes,
– L’homme ne pleure pas, il dépose les armes –
Tandis que j’espérais de meilleurs lendemains.

En cherchant l’âme sœur par-delà les chemins,
J’oubliais pour un temps, la frayeur, les alarmes,
Mais trop pudique encor pour dévoiler mes charmes
Je repoussais toujours les tendres examens…

A force de vouloir éviter les querelles,
On n’entend même plus chanter les tourterelles,
Et l’on reste cloîtré dans des couloirs sans fin.

Ah ! si nous avions pu fleurir notre repère
Afin d’en respirer un tout autre parfum,
Aujourd’hui j’écrirais la gloire de mon père…

Annie

La doublette : Le printemps au jardin.

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Aquarelle de mon amie Marie-Luce

 

Le printemps au jardin

Il pleut dans mon jardin des pétales de fleurs
Se posant sur le sol comme les tendres pleurs
D’un printemps exigeant que fleurisse la rose.

Et, comme des flocons, ils dansent dans le vent,
Imprimant le tissu d’un immense divan
Qu’un nuage bourdon de temps en temps arrose.

Secouant la glycine, un parme un peu jaloux
Arrache de leur mère une meute de loups
Aux gueules acclamant tout un vol d’hirondelles.

Le muguet lance alors son muet tintement
Tandis que le lilas en se trouvant charmant,
Se met à embaumer panaches et dentelles.

Annie