Archives mensuelles : octobre 2016

Le sonnet à kirielle : Spleen d’automne.

Feuille ChristianaPhoto de mon amie Christiana

En écho à mon amie Annick

Spleen d’automne

Moi qui devrais nager dans un bonheur intense
Voilà que je me noie en un flux de chagrin
Traînant le souvenir et l’ombre d’un marin
Dont l’âme pleure encor de sa dernière stance.

Je ne manque de rien, bien bonne est ma pitance,
Je possède le bois mais il manque d’entrain
Pour allumer le feu de ce triste quatrain
Dont l’âme pleure encor de sa dernière stance.

L’automne est dans mon cœur, pardonne-moi l’ami
Si je ne peux t’offrir le chant d’un agami
Dont l’âme pleure encor de sa dernière stance.

L’hiver est à ma porte et je crains le frisson
Qui verra s’envoler ma plume de pinson
Dont l’âme pleure encor de sa dernière stance…

Annie

La villanesque : Cœur d’automne.

automn10

Un grand MERCI à mon ami de plume et maître de prosodie Flormed pour cette mise en page en or de ma villanesque !

 

Cœur d’automne

Je cherche encor pourquoi mon cœur a tant de peine,
L’automne après l’été n’est pas un châtiment !
C’est de l’or à foison qui s’offre allégement !

Et pourquoi donc mon âme as-tu fermé le pêne
Du jardin de la rime et de son chatoiement ?
C’est de l’or à foison qui s’offre allégrement !

Quant à toi mon esprit, tu réagis à peine
Devant le temps qui file un nouveau firmament !
C’est de l’or à foison qui s’offre allégrement !

Ô ma Muse au secours ! Si je te tends ma penne,
Guideras-tu ma main vers un ris de froment ?
C’est de l’or à foison qui s’offre allégrement !

Annie

Prix du sonnet pour « La Maison rose ».

A l’occasion des vingt-troisièmes jeux floraux d’Angers j’ai eu la grande chance d’obtenir un troisième prix du sonnet !

Lien vers ma page d’auteur :

http://editionsstellamaris.blogspot.fr/2013/06/auteur-annie-poirier.html

La maison rose

On l’avait fait bâtir dans un élan d’ivresse,
Applaudissant si fort la fraîche nudité
Qu’elle en perdit sitôt toute timidité
Pour nous offrir un nid débordant de tendresse.

Ainsi nous la voulions, ni riche, ni pauvresse ;
Seule nous importait cette solidité
Garantissant l’amour et la fécondité
Tandis que nous rêvions d’une nouvelle adresse.

Le temps passait trop vite entre rires et pleurs ;
Chaque joyeux printemps lui rajoutait des fleurs
Afin de maquiller la tendre couperose…

Quand le jour fut venu de l’habiller enfin,
Pour flatter sa beauté d’un tout autre parfum,
On moula sur son corps un pétale de rose…

Annie

Diplôme du sonnet       

 médaille

Voici le lien vers le site de mon éditeur :

http://editionsstellamaris.com/

 

 

Le sonnet à échos : Au bois de notre amour.

BoisEn écho à Annick

Au bois de notre amour

Nous n’irons plus au bois traquer les herbes folles,
Les lilas sont coupés depuis trop de printemps,
N’y poussent aujourd’hui que les fleurs des instants
Dont l’envoûtant parfum enivre les corolles…

Tant que s’envoleront quelques notes frivoles
De nos pensers d’hier à l’automne accrochés,
Nos deux cœurs goûteront de plus sages péchés
Dont l’envoûtant parfum enivre les corolles…

Et quand viendra le temps des tranquilles paroles,
Nous resterons tous deux blottis dans notre amour
Pour valser sur un rêve et cultiver l’humour
Dont l’envoûtant parfum enivre les corolles !

Nous n’irons plus au bois traquer les herbes folles
Dont l’envoûtant parfum enivre les corolles…

Annie