Archives mensuelles : décembre 2016

Le sonnet français : La Vendée.

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Aquarelle de mon amie Marie-Luce, Mortagne sur Sèvre.

Me voici dans ma nouvelle commune à Mortagne sur Sèvre, je profite de ce dernier jour de l’année 2016 pour vous offrir mes meilleurs vœux !

La Vendée

Ce n’est pas le Midi, non plus la chaude Espagne,
Mais c’est là que sont nés mes deux enfants chéris ;
Parfois j’aimerais bien deviner la montagne
Quand le nuage blanc me fait don de son ris…

Provenant de la mer, le vent bat la campagne,
Dédaignant les talus, active son mépris,
C’est l’hiver qui revient déshabiller leur pagne,
Les forçant à montrer leurs tristes panaris…

Et lorsque le printemps fait rire le bocage
Depuis mon jardinet jusqu’au plat marécage,
Baignant les prés fleuris, par l’océan, salés,

Sur les bords de la Sèvre à l’ombre des grands chênes,
Dès la belle saison, longeant les champs brûlés,
J’aime écouter chanter des gris rochers, les chaînes…

Annie

Joyeux Noël par Jean-Paul Magois.

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Je vous laisse quelque temps avec ce très beau poème d’un ami de plume, Monsieur Jean-Paul Magois  ( Président de l’Essor poétique de la Roche sur Yon, Vendée ) que je remercie du fond du cœur.

Joyeux Noël à tous et toutes et à bientôt dès que possible car internet va être coupé à l’occasion de mon déménagement.

Noël

Noël est un soulier dans une cheminée,
Une tendre chaleur qui nous colore l’âme,
Et brille dans le ciel, seule petite flamme
Pour réchauffer l’hiver la froide maisonnée.

 Puis il devient plus doux au fil de chaque année
O sublime cadeau du tout début d’un drame,
Il allume le feu dans l’odorant dictame,
Instant par qui l’Enfant est l’Espérance née.

 Que la crèche est étroite et que le monde est grand !
La fête est un sourire en perle précieuse.
Qui donne grande joie au cœur, silencieuse.

L’éclair dans l’écheveau de notre éternité
Vient dénouer le fil du sage tisserand
Pour n’être plus qu’Amour, Paix et Fraternité.

Jean-Paul Magois

 

La Balladette par Flormed : A elle.

« La Balladette , ( diminutif de « ballade »),  est un poème composé de deux strophes égales écrites selon la même disposition des rimes et augmentées d’une demi-strophe tenant lieu d’envoi. » Cette forme a été crée par mon ami de plume  Flormed  que je remercie pour sa délicatesse face à mon déménagement !

Jugez par vous-même avec cet exemple qu’il me dédie et qui m’a fortement touchée. A bientôt dès que tout sera réglé ! Bonnes fêtes de fin d’année à vous tous mes fidèles lecteurs ! MERCI cher Flormed !

À elle

J’ai rempli maints cartons, balluchons et valises.
Partir vers d’autres cieux me donne le tournis.
Puis-je quitter ce fief où je tiens mes assises ?
La blancheur de l’hiver, le printemps et ses nids,
Les rais d’or de l’été, l’automne et ses alises
Auront-ils leurs attraits, leurs averses, leurs brises… ?

Le cœur bat pour ici, la pensée est ailleurs.
L’endroit où je m’en vais installer mes pénates
Sera-t-il de bon goût ? Ses pierrots, gouailleurs
Auront-ils l’air, suivant mes pas de leurs agathes
Ou seront-ils plaisants, jamais vils chamailleurs.
J’aime les gens discrets, j’ai l’horreur des brailleurs.

Annie, en ces pays, les versets que tu puises
Dans ton esprit sauront, les becs des piailleurs,
Clouer. Fleuris tes lieux de genêts et cytises.

Flormed

Le sonnet français : Remède à la déprime !

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Remède à la déprime !

Un rien me fait sourire, un rien me désarçonne !
J’ai galopé sans bride et les cheveux au vent,
Mais cette liberté depuis que le glas sonne
Se cache désormais derrière un paravent.

Ah, si j’avais l’humeur un tant soit peu garçonne,
Je quitterais ma bulle au reflet captivant
Où le rêve permet de n’être plus personne ;
A craindre le malheur on fuit l’engoulevent !

Si je prise très peu la rime polissonne,
Il arrive parfois qu’à l’ombre d’un couvent
Je cueille un brin d’humour que mon verbe façonne…

Un vers entraînant l’autre et même le suivant
Fermant leur chapelet sur mon cœur qui frissonne,
Je quitte ma déprime et son sable mouvant !

Annie

Le carillon : Au cœur d’une famille.

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Au cœur d’une famille

Je voulais quatre murs, un toit de tuiles roses
Pour abriter nos jours, nos nuits, évidemment ;
Nous avons fait bâtir entre pommiers et roses
Un simple nid d’amour tenant notre serment.

Tu rêvas d’un jardin pour planter le sarment
Et dans ton potager, transpirant sous l’ormille,
Tu cultivas l’espoir que naisse une famille
Pour enrichir nos cœurs d’un nouveau diamant.

Quand notre aîné naquit, oh la douce ramille
Que tu cueillis heureux dans le creux de ta main
Imaginant déjà des jeux sous la charmille,
-Fierté d’un jeune père à l’aube d’un demain !-

Bougie après bougie on vit choir des quenottes
Jusqu’à ce jour béni de nouvelles menottes,
Faisant s’émerveiller grands-parents et cousins.

Moi qui n’avais connu ni la sœur ni le frère,
J’appris à supporter le poids de l’arbitraire
Les jours où s’invitaient quelques petits voisins !

Aujourd’hui la maison berce son chant d’automne,
Ce silence soudain nous surprend, nous étonne ;
Allons voir si la treille a mûri ses raisins !

Annie