Archives mensuelles : avril 2017

La Villanelle : Ma tourterelle .

 

 

BLOG EN PAUSE

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Merci à mon amie Maria pour sa très gentille mise en page de ma villanelle, et de ma tourterelle qui nichait dans mon ancien jardin !

Ma tourterelle ?

J’ai cru voir ma tourterelle
Dans le haut d’un vieux sapin !
Ah ! pourvu que ce soit elle !

J’aimais tant la ritournelle
Qu’elle m’offrait au matin…
J’ai cru voir ma tourterelle !

Pour faire une villanelle
Il me faudrait son refrain,
Ah ! pourvu que ce soit elle !

Serait-elle si fidèle
Qu’elle ait changé de lopin ?
J’ai cru voir ma tourterelle !

Je l’attends ma toute belle
Comme on guette du bon pain…
Ah ! pourvu que ce soit elle !

Quelle est donc cette étincelle
Dans les yeux de mon lupin ?
J’ai cru voir ma tourterelle !
Ah ! pourvu que ce soit elle !

Annie

Le sonnet à Kirielle : Curieuse politique !

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Aquarelle de mon amie  Marie-Luce

Curieuse politique !

Tandis que nous grognons contre la politique
Les genêts des talus laissent couler de l’or,
Leur générosité n’est pas diplomatique
Ne craignant de montrer tout l’envers d’un décor !

La marguerite accourt en ce lieu fantastique
Où rient la pâquerette et le gai bouton-d’or ;
Chacun trouve sa place en respectant l’éthique,
Ne craignant de montrer tout l’envers d’un décor !

Les ajoncs généreux ont déversé leur bourse
Et dorment maintenant couchés sur leur ressource,
Ne craignant de montrer tout l’envers d’un décor !

Comme il faut bien aussi qu’un peu le monde bouge,
Gentil Coquelicot veut « voir la vie en rouge »
Ne craignant de montrer tout l’envers d’un décor !

Annie

Le sonnet espagnol : Aurélie

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Cette photo est de mon ami photographe Gérard Méry

Aurélie

Comme une fleur à peine éclose
Marchant sur le seuil d’un printemps,
Elle était ma nièce et ma rose,
Prête à braver tous les autans.

Son souvenir mon cœur arrose
Avec les pleurs des frais étangs,
Quand se baigne encor la névrose
Des tristes pas des pénitents.

Combien nous manquent, demoiselle,
Tes dix-sept ans sans lendemain
Fauchés comme un brin de touselle

Sur les revers d’un noir chemin ;
Où donc es-tu notre gazelle ?
Vers toi toujours l’on tend la main…

Annie

Le Mouwacha : Il est revenu !

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Il est revenu !

Il est revenu le temps du lézard
Courant sous la pierre où rêve ma rose
Et lorsqu’il est là, ce n’est par hasard,
C’est que le beau temps sourit à ma prose .

Il est revenu le merle siffleur,
N’a pas oublié que ma main fut tendre
Quand l’hiver cinglant causa sa douleur
Et lors mon doux cœur avait su l’entendre.
Heureux maintenant, il guette la fleur
De mon cerisier qui sur la filandre
Aligne ses fruits pour ce racoleur,
Riant désormais de ma fausse esclandre !

Il est revenu mon bel « Alcazar »
Couvert de bouquets que l’accent arrose,
Celui du pays d’un brave César
Encore accroché dans mon laurier rose.

Il est revenu, d’or est sa couleur,
Ce soleil brûlant qui se fit attendre
Afin que ma peau quitte sa pâleur.
Bientôt je serai folle salamandre !

Annie

Le trivers : Promesses !

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Promesses !

Des pigeons sur mon toit roucoulent le matin,
Pour gagner la compagne afin d’être l’élu,
S’égosillent ensemble, espérant qu’un scrutin
Accorde au plus malin le pouvoir absolu !

Assistant au débat s’agace la femelle,
Son désir est bien loin de cette politique…
« Permettez que ma voix à la vôtre se mêle
Et venez-en au fait plutôt qu’à la critique ! »

Quand le beau mois de mai fleurira son muguet,
Cueillerons-nous aussi des bouquets de promesses
Chanteront-ils encore en un refrain plus gai,
Enfants de la patrie, au final des kermesses ?

Annie

Le sonnet français : Le champ aux pâquerettes.

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Le champ aux pâquerettes

Oh, dis ! T’en souviens-tu du champ de pâquerettes
Où des moutons laineux broutaient les boutons-d’or ?
Le temps filait son temps avec un rouet d’or
D’où volaient à foison des notes guillerettes.

La nature en éveil appelaient ses fleurettes
Pour les poser tout doux sur un nouveau décor,
Tandis que le soleil en haut d’un mirador
Taquinait de son dard les premières aigrettes.

S’échappaient des frissons, des talus, bourgeonnant,
Laissant s’évaporer un mélange étonnant
De senteurs de sous-bois, de parfums d’églantine.

Mais oui, tu t’en souviens ! C’est écrit sur l’oiseau,
L’aile du papillon, l’abeille qui butine
Et bercé par le vent dans le chant du roseau…

Annie

Le sonnet français : Avril.

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Aquarelle de mon amie Marie-Luce

 

Avril

Le printemps bat son plein, oyez les herbes folles,
Le bourgeon qui s’éclate et les merles siffleurs…
Voyez de-ci, de-là, jaillir mille couleurs
Mariant l’harmonie au parfum des corolles !

L’amour est dans les prés, les talus, les gondoles
Qu’elles soient à Venise ou sur les rus charmeurs
Qui baignent les reflets de leurs saules pleureurs,
Libérant en courant des notes plus frivoles.

La nature est en fête, appelle le pinson,
Le coucou qui s’amuse à cacher sa chanson
Et le pigeon ramier tout fier de sa faconde !

L’hirondelle bientôt rebâtira son nid
Mêlant son savoir-faire à la terre féconde
Car c’est au mois de mai que le ciel nous bénit !

Annie