Archives mensuelles : mai 2017

La Villanelle : Le printemps des marguerites.

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Le printemps des marguerites


C’est le printemps des marguerites,
Modestes fleurs des lendemains ;
On les effeuille pour les rites !

Sortez vos cœurs de leurs guérites,
Vos plumes et vos parchemins !
C’est le printemps des marguerites !

Ô doux zéphyr tu les effrites !
Contente-toi des baisemains,
On les effeuille pour les rites !

Combien j’aimais mes favorites
Quand je courais sur les chemins !
C’est le printemps des marguerites !

Peu leur importent leurs mérites,
Elles attirent les gamins ;
On les effeuille pour les rites !

Afin qu’elles ne soient contrites,
Cueillez, cueillez frères germains !
C’est le printemps des marguerites ;
On les effeuille pour les rites !

Annie

Jeux floraux 2017 de la ville de la Roche sur Yon.

Hier, dimanche 13 mai, ont eu lieu les 44 èmes jeux floraux de la Roche sur Yon en Vendée.

Que de poèmes au talent incontestable ! Et pourtant, j’ai le grand bonheur d’avoir reçu un second prix du recueil pour « Vagabondages », un second prix Irène Devaux, section classique, pour mon poème « Maison à vendre !  » et un second prix du sonnet pour mon poème « L’instant » ainsi que de nombreux ouvrages à déguster !

Merci au jury de l’Essor poétique ! Ce fut une journée magique.

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                couverture-vagabondages

 

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Le Zégel : Découragement.

 

 

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Découragement

Quand Découragement vous colle à la semelle,
Vous avez beau gratter la poisse qui s’en mêle,
Rien ne peut séparer sa terrible jumelle
Que vous allez traîner du matin jusqu’au soir…

Il est des jours ainsi qui vous font lâcher prise,
Vous avez tant donné pour éviter la crise
Que même le chagrin vous montre sa traîtrise
En empêchant le pleur de quitter l’encensoir…

Vous aimeriez entrer dans un rêve qui flotte,
Vous recroqueviller ainsi qu’une hulotte
Qui sommeille le jour sous un ciel qui sanglote
Essuyant le refus d’une offre d’ostensoir.

Alors fermant les yeux, vous bercez votre peine,
Espérant qu’un demain vous ouvrira le pêne
Pour laisser s’envoler, de l’espoir, une empenne
En posant sur la toile un brillant repoussoir…

Annie