Archives mensuelles : juin 2017

Le sonnet curtal : Vendée, terre d’emprunt.

Stitched Panorama

 

Merci cher  Flormed  pour cette mise en page de mon sonnet curtal !

Vendée, terre d’emprunt

Ô terre de lumière et de genêts en fleurs !
Pour m’avoir apporté le couvert et le gîte,
Je me dois aujourd’hui d’honorer vos valeurs.

J’avais choisi le rose entre mille couleurs
Afin d’en oublier ce monde qui s’agite,
Et préféré le mien pour y sécher mes pleurs.

Vous avez tant souffert de guerres inutiles,
Qu’orpheline de cœur, loin des plaintes futiles,
J’ai béni votre sceau.

Mais cependant jamais vous ne serez ma mère ;
Celle qui m’a nourrie à force d’être amère
Me rappelle au berceau…

Annie

Le pantoum par Marl’aime : Amitié de plume.

plume

 

Amitié de plume

Aux poètes du cœur, j’écris spécialement
Sa plume sait charmer autant que Baudelaire,
La nature, elle rime, auprès d’une stellaire,
Un lac, un pinson ou, un berger allemand.

Sa plume sait charmer autant que Baudelaire,

Lorsque ses mots exquis nous décrivent gaiement
Un lac, un pinson ou, un berger allemand,
C’est frais et bienfaisant comme une eau micellaire.

Lorsque ses mots exquis nous décrivent gaiement

Les fruits de sa passion, son souffle s’accélère, 
C’est frais et bienfaisant comme une eau micellaire,
Ses beaux vers sont primés, lors nul ne le dément.

« – Les fruits de sa passion ! », son souffle s’accélère, 

Ferons-nous bon accueil à son œuvre en l’aimant ?
Ses beaux vers sont primés, lors nul ne le dément
– « Mon Annie, as-tu peur ? Ta grâce est gémellaire ! »

Marl’Aime, Poèmes de ma Vie – Pantoum 14/06/2017

 Merci à mon amie de plume  Marl’Aime d’avoir composé pour moi ce pantoum que je partage avec vous car son geste amical m’a énormément touchée. Merci chère Marlène !

 

 

 

 

Le sonnet français : C’est toi que je choisis !

sevre

Merci  Flormed d’avoir posé ce poème sur ma photo !

 

C’est toi que je choisis !

J’ai le cœur qui grelotte et l’âme en bandoulière,
Je ne sais plus vraiment où reposer les yeux
Ce petit coin d’Armor, berceau de mes aïeux,
Je l’ai si peu connu qu’il dort dans ma prière…

Au pays des santons, ma rime coutumière,
Cueille le lavandin pour son parfum soyeux,
Le pimpant mimosa, se voulant si joyeux,
Qu’on aime à comparer son or à la lumière !

Il est un lieu charmant que je regrette aussi,
On y cuit le pruneau quand il a bien grossi,
C’est l’immense verger qu’arrose la Garonne.

Désormais je me dois d’accepter mon destin ;
Je finirai mes jours où le genêt fleuronne,
Entre Sèvre Nantaise et toi, mon Valentin !

Annie

La grande doublette : Symphonie au jardin.

 

tourterelle

Symphonie au jardin

Toute une symphonie anime mon jardin :
Dans son habit charbon, siffle d’un air badin
Le merle qui se prend pour un vrai chef d’orchestre,

Roucoulent les pigeons, s’égosille le coq
S’essayant à mimer l’étrangeté d’un Rokh,
Lui qui du poulailler n’est que le vaguemestre !

Voici Dame la pie en superbe veston
Clamant au noir corbeau qu’il doit baisser d’un ton
Afin qu’un doux zéphyr pousse sa chansonnette !

Pleupleute le pivert sur le tambour du bois,
Tandis que le coucou perché sur le hautbois
Taquine le grand geai, jouant le malhonnête !

Les moineaux sur le puits un brin malicieux,
Ignorent un silence, avant qu’harmonieux,
Sur sa branche Pinson, se pose et puis fringotte.

Se joignent au concert les mésanges aussi,
Zinzinulent en chœur pour accorder leur si,
Avec la tourterelle en grise redingote.

Dans le ciel l’hirondelle laisse fuser son cri,
Caressant un nuage encor tout attendri
Que la belle ait choisi sa douce cotonnade…

L’alouette en plein vol lance son tireli
Avant qu’un rossignol en sonnant l’hallali
Clôture enfin le jour avec sa sérénade….

Annie

« Depuis belle lurette » de mon amie Claudine Guicheney.

J’ai rencontré Claudine Guicheney à l’occasion des jeux floraux de la Roche sur Yon auxquels elle participe et j’apprécie énormément sa belle plume. Elle a gagné maints concours et son talent n’est plus à prouver ainsi que son extrême gentillesse. Merci Claudine pour ce poème qui embellit cette page de mon blog !

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Depuis belle lurette

J’ai perdu mes vingt ans depuis belle lurette…
Mais il faut espérer vivre encore longtemps
Pour composer des vers, danser au bal musette,
Profiter du présent sans compter ses printemps.

Je n’ai plus taille fine et teint de porcelaine
En ces ans révolus sur le calendrier
De face ou de profil c’est la même rengaine
Lorsque mon vil miroir s’amuse à parodier.

Je suis ce troubadour sur les chemins de l’âge
Cueillant petits bonheurs tout au long des saisons.
Les effluves de vie enchantent le voyage
Sur l’écorce terrestre aux divers horizons.

En sursis d’existence au seuil du crépuscule
Les moires de la nuit font frémir l’être humain !
L’on ne ralentit pas le temps qui s’accumule
Car les astres du ciel déterminent demain.

Claudine Guicheney

Langon 24 mars 2015

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Le sonnet français : Les Rochers des Pénitents.

Le village des Mées doit sa renommée aux étranges rochers qui se dressent en haut de la commune.
On les a appelés les Pénitents en raison de leur silhouette très caractéristique rappelant des moines à cagoule.

D’après la légende, ils représentent les moines de la Montagne de Lure pétrifiés par Saint Donat au temps des invasions sarrazines car ils s’étaient épris de belles jeunes femmes Mauresques ramenées d’une croisade par un seigneur.

A l’époque médiévale, la ville était encore fermée par un rempart dont on ne voit plus que des vestiges, les portes St-Christol, Baudouine, et Bertrand de Bras.

La commune des Mées est réputée pour sa culture d’huile d’olive récompensée plusieurs fois pour sa haute qualité.

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A vous de deviner ce qui fait l’originalité de cette photo !

 

Les rochers des Pénitents

Comme des chevaliers sans arme ni monture,
S’ils guettent l’horizon ces muets repentants,
Ils attirent toujours, en dignes pénitents,
Le touriste ébahi par leur architecture.

On ne peut résister à la riche capture
De cet endroit magique aux contours déroutants
Dont on voudrait saisir les signes envoûtants
Que dessine sans bruit la divine nature…

A leurs pieds, le village, offre sur son plateau
Des rus en enfilade et tout l’or du coteau
Qui, fort de sa promesse, attise les cigales.

Sous un dais de poudingue on peut voir Saint Quentin,
Priant qu’un Marseillais ne lorgne ses sandales ;
Car c’est dans le pastis que naît le baratin !

Annie