Archives mensuelles : septembre 2017

La glose : Entre chats et nous !

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Merci cher Flormed pour cette sympathique mise en page de ma glose !

Les chats

Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

Charles Baudelaire

 

Entre chats et nous !

Mais à quoi bon trembler devant tous ces mystères
Qui jalonnent ma vie au gré de leurs humeurs !
Je garderai ma place entre les bons rimeurs,
Les amoureux fervents et les savants austères !

Quand le silence effraie un moment ma raison,
C’est que je n’entends plus chanter les hirondelles ;
Et pourtant je sais bien que les couples fidèles
Aiment également, dans leur mûre saison !

Qu’importe désormais ce modeste horizon,
Tant que nous sommes deux, partageons notre ivresse !
Écoutons ronronner sous une autre caresse,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison !

Adorables félins, voyageurs solitaires,
Ils comprennent sitôt que tout leur est permis,
Choisissent leur espace et même nos amis
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires !

Annie

Le carillon : Souvenirs en déroute.

gamins

Souvenirs en déroute

Je suis de nulle part, le souvenir s’efface,
J’ai tant pérégriné par les monts, par les vaux,
Je ne me souviens plus, que faut-il que je fasse
Pour dénouer le fil de tous ces écheveaux ?

Que sont donc devenus ces joyeux caniveaux
Où des gamins ravis faisaient voguer leur rêve ?
Étais-je à leur côté ? L’image bien trop brève
S’échappe à l’horizon tels galops de chevaux !

Lors, je ferme les yeux : – une cour, une élève,
Un sage tablier ; est-il rose, est-il bleu ? –
Qu’il est lourd le rideau d’un passé qui se lève
Avant de s’exclamer : « C’était bien toi parbleu ! »

Et cette ombre lointaine effrayante et difforme ?
A nouveau je la vois quitter son uniforme
Quand le matin venu souriait un marin…

Était-ce pour cela que chantonnait ma mère
Oubliant pour un temps que la vie est amère
Même si le soleil sentait le romarin ?

Que de pauvres chagrins ont parcouru ma route
A tel point qu’aujourd’hui tout cela me déroute !
Dois-je choisir l’oubli pour n’en cueillir qu’un brin ?

Annie

Le sonnet à échos : Transhumance

moutons du Causse

 

 

Transhumance

Écoutez les bergers retournant au village,
Écoutez-les chanter ramenant le troupeau
Finir la transhumance et jouer du pipeau ;
Pour retrouver la plaine ont quitté le nuage.

Admirez la marée éternelle et sans âge
Des gentilles brebis au doux manteaux laineux,
-Effluves de senteurs des buissons épineux-
Pour retrouver la plaine ont quitté le nuage.

Pâtres de l’ancien temps et même davantage,
Après leur longue marche ils ont bien mérité
De se rendre à la fête en marge de l’été ;
Pour retrouver la plaine ont quitté le nuage.

Écoutez les bergers retournant au village,
Pour retrouver la plaine ont quitté le nuage.

Annie