Archives mensuelles : janvier 2018

Le sonnet pétrarquien : Ma Muse est un poète…

Ma Muse est un poète

Ma Muse est un poète, ah mais oui pourquoi pas !
Ne riez pas messieurs car grande est votre quête,
En soufflant sur vos vers la vôtre est bien coquette
Et vous buvez des yeux ses multiples appas !

Mon aède est discret, ses mots sont mes repas,
Il est vêtu d’amour, si sombre est sa jaquette
C’est pour mettre en valeur la blanche pâquerette,
Ne voulant la froisser, il marche à petits pas…

Je l’attends chaque soir en cherchant son étoile
Seul lien qui nous unit car long est le chemin,
Pour tisser avec moi tous les fils de ma toile.

Un jour naîtra, c’est sûr, un plus grand parchemin
Quand la lune sur nous déroulera son voile,
Au parfum d’océan, de sable et de jasmin.

Annie

Le carillon : Dans le monde des songes.

Tableau de mon amie Christiana Moreau

Merci Christiana !

Dans le monde des songes

L’on s’endort chaque soir dans les bras d’une fée
En gaspillant le temps qui nous est imparti ;
Mais comment refuser l’invite de Morphée
Quand le corps est heureux de s’être assujetti ?

Tandis que la raison, dans un songe blotti,
Se laisse transporter par toute une cohorte
D’étranges précurseurs se pressant à la porte
De notre inconscient qui joue à l’abruti !

Le passé, le présent, voguent sur la mer morte
De nos anciens désirs enfin ressuscités ;
Pendant que nous dormons c’est l’âme qui les porte
Pour les conduire au port, -curieux invités !-

C’est ainsi que parfois au cœur d’une clairière
L’on voit le souvenir pousser la barrière
Pour danser avec nous dans son air bruineux.

Arrivent en renfort un flot de personnages,
Oh les drôles acteurs démontant les rouages
D’un bon ordre établi par un jour lumineux !

Le rêve a ses raisons qui ne sont pas les nôtres,
Faisant venir l’orage il nous envoie aux peautres
Et c’est le cauchemar qui s’amène haineux !

Annie

Le rondeau : Sur le plateau de Valensole.

Sur le plateau de Valensole

Sur le plateau de Valensole,
Entre la lavande et le thym,
Las, j’ai pensé que le destin
Avait dû perdre la boussole
En me privant d’un tel festin !

Que n’ai-je connu, c’est certain,
Ce lieu qui rend la rime folle !
J’aurais clamé mon baratin
Sur le plateau !

Quand un village dégringole
Pour vous offrir son serpentin,
Empruntez-le s’il caracole,
Vous y verrez naître un matin
Mon souvenir qui batifole
Sur le plateau !

Annie