Le sonnet madrigalesque : Repos forcé.

 

Repos forcé

De mon repos forcé je guette le nuage,
Je cueille un brin d’espoir, la plume du corbeau
Qui remplace la mienne, alanguie au tombeau,
D’une panne tonnant aussi fort que l’orage !

Aujourd’hui je m’exerce au rythme du grand âge !
Je bannis toute marche au pied de l’escabeau
Dont j’aimais le soutien quand le ciel était beau
Pour déloger l’intruse accrochée au vitrage !

Est-ce cela vieillir que de traîner le pas ?
Rien ne sert de courir puisqu’on ne le peut pas !
Il faut partir à point, le temps est à rallonge
Dès que l’ennui s’invite en espérant le soir…

La leçon est comprise ! Ôtez-moi cette longe !
Que je puisse à nouveau retrouver mes compas,
Abandonner la couche où le cafard me plonge ;
Je veux vivre debout avant que de m’asseoir !

Annie

28 réflexions au sujet de « Le sonnet madrigalesque : Repos forcé. »

  1. Coucou Annie. Ah que je suis contente que tu ai exprimé par le biais d’un beau poème ton ras-le-bol d’être immobilisée. C’est joliment dit comme toujours avec toi, on a toujours la qualité dans les mots et leur tournure.
    Ensuite félicitations pour ta nouvelle newsletter qui arrive enfin et avec un joli design.
    Allez, tu y es presque, prends encore un peu patience et tu retrouveras tes compas, fort agréables à regarder si je me souviens bien sur les photos que j’ai vues de toi. Bisous

    1. Bonsoir chère Marie,
      Je te remercie doublement car non seulement tu m’offres de très agréables commentaires mais en plus tu me flattes en une période où je ne me trouve vraiment pas à mon avantage !!!
      Je suis contente aussi que mes amis de blogs reçoivent la parution de mes articles !
      Je t’embrasse.
      Amitiés.
      Annie

    1. Bonsoir Alezandro,
      Je vous remercie beaucoup !
      Il fut un temps où mon rythme d’écriture étaient quasiment quotidien mais hélas les muses ont aussi leurs caprices !
      Question balade il me faut attendre encore un peu !!! Je bous d’impatience…
      Amicalement.
      Annie

    1. Bonsoir chère Marie-Luce,
      Oui je comprends mais quand on ne souffre pas c’est plus facile… vais-je devoir m’acheter un piano ! Il serait temps d’apprendre !!!
      Merci et mes amitiés.
      Annie

  2. Bonjour Annie,

    Il va bien finir par guérir ce pied! Non mais oh! 🙂 Il est vrai que ce n’est pas facile d’attendre le bon vouloir de la nature.
    Bon courage ma chère Annie et patience. En attendant, ta plume est alerte et très agréable.
    Je t’embrasse

    1. Bonsoir chère Martine,
      Eh oui il serait temps mais non il ne le veut pas !
      C’est long surtout avec ce temps à cafard… mais bon ça viendra !
      Je te remercie, à bientôt.
      Je t’embrasse.
      Annie

    1. Bonsoir chère Marine,
      J’en suis à la seconde opération de ce pied donc c’est plus difficile, il proteste ! Quant à faire l’autre du coup, je ne suis pas sur le point !!!
      Il est vrai que je suis plus gourde en ce moment !
      Je t’embrasse aussi.
      Annie

    1. Bonsoir chère Véronique,
      Quand on a un handicap provisoire, on ne devrait pas se plaindre mais quand il y a souffrance, oui, c’est difficile car c’est long…
      Je t’embrasse aussi.
      A très vite !
      Annie

  3. que ces choses sont donc bien dites !!! mais ta jeunesse te laisse beaucoup d’espoir !!
    entre autre ,celui de courir à nouveau ….! :)))))
    super ce gentil poème !
    gros bisous !!

    1. Bonsoir chère Éliane,
      Ma jeunesse ? Mais oui tu as raison voyons !!! A défaut de courir je repartirai à point, mais doucement pour commencer !
      Je te remercie pour cette agréable positivité et je t’embrasse.
      Annie

    1. Bonsoir chère Maria,
      En ce moment on parle beaucoup santé n’est-ce pas ?…. Saches que moi aussi je pense à vous.
      Je t’embrasse avec affection.
      A bientôt.
      Annie

    1. Bonsoir chère Sedna,
      L’opération de l’hallus valgus n’est pas très agréable quand c’est la seconde fois mais bon j’espère en voir le bout bientôt !
      Merci pour ton aimable commentaire et tes mots d’encouragement.
      Amitiés.
      Annie

  4. De l’humour en finesse afin d’assaisonner
    Un sonnet salvateur à ton présent mal-être
    Au moins qu’il aidera plus vite à te remettre
    En gardant bon moral, au corps de raisonner !

    Bonjour Annie,

    Un très joli sonnet qu’il m’a plu de découvrir.
    Quant au « rythme du grand âge », tu as encore beaucoup de temps…
    Je t’embrasse

    1. Bonsoir chère Marlène,
      Merci de tout cœur pour tes quatrains adorables et tes mots de douceur !
      Je me dois d’en tirer une leçon de vie en effet ! Cette fois-ci j’ai trinqué… Vivement les hirondelles !!! ( je reviens de chez toi !)
      Je t’embrasse.
      Amitiés.
      Annie

  5. Fardeau de ton corps
    pesant sur la vie quotidienne
    en un fil à la patte
    qui retient tes élans
    laissant libre cours
    à ta plume habile
    pour crier ta colère
    que ce fil se brise
    et qu’avec le sourire
    tu retrouves l’aisance
    loin des fers qui te retiennent !

    1. Bonsoir chère Annick,
      Ah oui alors , vivement ! D’autant plus que ces fils montrent le bout de leur nez depuis un bon moment c’est quand même impressionnant ! mais bientôt j’aurai un pied de gazelle !!! On a le droit de rêver….
      Merci pour tes mots Annick.
      Amitiés.
      Annie

    1. Bonsoir chère Solange,
      Il est vrai que je ne vais pas bien loin… J’ai recommencé les courses mais le matin car l’après-midi ça enfle … Patience !
      L’écriture est salvatrice, mais les Muses sont plus capricieuses quand on n’est pas très en forme !!!
      MERCI et amitiés.
      Annie

    1. Bonsoir chère Christiana,
      Oui je ne me souvenais plus de l’avoir pris en photo tout seul, le pauvre ! Je préfère la photo avec un couple et trois touristes ravis !!!!
      MERCI et gros bisous.
      Annie

  6. Bonjour Annie, je refais surface, sans connexion ordi depuis Noël..J’espère que tu te remets de ton problème au pied . Du côté poème tu ne faillis pas , c’est toujours aussi beau. Bien reçu tes vœux nous t’en remercions .à bientôt .Bises

    1. Bonsoir cher Gérard,
      Je pensais que tu étais parti ! Sans l’ordinateur je serais bien malheureuse surtout en ce moment !
      Mais j’en vois le bout, ça s’arrange ! On m’ôte les broches le 02 février, elles tiennent malgré tout les coquines ! Vivement de bonnes chaussures et la reprise de la gym
      !
      Bises à vous deux dans le vent et la pluie.
      Annie

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