Archives mensuelles : avril 2018

Le sonnet à échos : Au bois de notre amour.

Blog en pause

Au bois de notre amour

Nous n’irons plus au bois traquer les herbes folles,
Les lilas sont coupés depuis trop de printemps,
N’y poussent aujourd’hui que les fleurs des instants
Dont l’envoûtant parfum enivre les corolles…

Tant que s’envoleront quelques notes frivoles
De nos pensers d’hier à l’automne accrochés,
Nos deux cœurs goûteront de plus sages péchés
Dont l’envoûtant parfum enivre les corolles…

Et quand viendra le temps des tranquilles paroles,
Nous resterons tous deux blottis dans notre amour,
Pour valser sur un rêve et cultiver l’humour 
Dont l’envoûtant parfum enivre les corolles !

Nous n’irons plus au bois traquer les herbes folles
Dont l’envoûtant parfum enivre les corolles…

Annie

Le pantoum : Cœur de printemps.

A Flormed

Cœur de printemps

Mon cœur a laissé sa tourelle
Pour le printemps est-il fin prêt ?
Oyez chanter la tourterelle,
Le doux pinson si guilleret !

Pour le printemps est-il fin prêt,
Le souvenir qui se déhanche ?
Le doux pinson si guilleret
A rendez-vous dessus la branche !

Le souvenir qui se déhanche
Déroule un bien vieux parchemin !
A rendez-vous dessus la branche
Le jour avec son lendemain.

Déroule un bien vieux parchemin
Ma triste rime vagabonde…
Le jour avec son lendemain
Ont décidé d’ouvrir la bonde !

Ma triste rime vagabonde
Cherche sa voie au fil des eaux ;
Ont décidé d’ouvrir la bonde,
Reflets de saule et de roseaux !

Cherche sa voie au fil des eaux
Un long chapelet de tendresse ;
Reflets de saule et de roseaux
Buvez, buvez jusqu’à l’ivresse !

Un long chapelet de tendresse
Finira-t-il pas s’échapper ?
Buvez, buvez jusqu’à l’ivresse,
Le temps se plaît à galoper !

Finira-t-il par s’échapper
Ce troubadour qui m’ensorcelle ?
Vite il me faut le rattraper,
Mon cœur a laissé sa tourelle !

Annie

Le sonnet élisabéthain : La légende de l’anémone.


La légende de l’anémone

Que ne raconte-t-on de ce qui fut naguère !
C’est ainsi qu’Adonis tellement convoité
Dut partager son cœur en toute impunité ;
Car même chez les dieux l’amour mène à la guerre…

Deux princesses en plus pour un si bel amant !
Voilà comment naquit la terrible querelle
Quand Aphrodite, hélas, en le gardant pour elle
Défia Perséphone et son acharnement.

On peut être déesse et non pas moins démone
Pour contrer la vengeance il n’est de bouclier ;
Adonis succomba devant un sanglier

D’une goutte de sang jaillit une anémone…
Une larme de femme et le miracle eut lieu ;
Aphrodite et sa fleur signèrent le non-lieu !

Annie