Archives mensuelles : juin 2018

Le sonnet français : En pays de Guyenne.

En pays de Guyenne

J’aimais sur les chemins partir à l’aventure
Au pays de la pêche et du melon doré
Par un soleil si fort qu’il était adoré
Des gourmands de fruits chauds qu’on met en confiture !

Mon chien sur les talons – surtout pas de voiture ! – 
Je goûtais chaque instant, dans ce lieu chamarré
De vibrantes couleurs, sous un ciel chaviré
De n’avoir que du bleu pour offrir en pâture !

Face à mes yeux ravis, dansaient mille frissons,
Que la saison d’été réservait aux buissons
Craquant de leur plaisir d’abriter les prunelles.

Quand le soir se posait sur le lointain coteau,
Je demeurais longtemps à l’ombre des tonnelles :
J’attendais mon dessert servi sur un plateau !

Annie

Le sonnet layé : L’été.

Huile sur toile d’Yvette ma maman

L’été

Dans les champs de blé mûr l’été tire la longe

D’un ciel d’or et d’argent

Qui caracole un peu, permettant que s’allonge

La nuit de la Saint-Jean.

 

Les flonflons de juillet ont goût de pêches blanches,

L’enfant danse la liberté,

Chaque jour maintenant ressemble à des dimanches,

Voyez comme il se sent gâté !

 

Et ce mois qui transpire aux saveurs de paresse,

Très fier de nous offrir sa brûlante caresse,

En devient majesté.

 

Le raisin et la prune attendent la récolte,

Septembre en sa moiteur demeure désinvolte

Et termine l’été !

Annie

 

 

Quelques diplômes de nouveau !

A la suite des résultats du 50 ème concours international des ARTS et Lettres de France, j’ai eu la chance d’obtenir un premier prix du pantoum  pour « Mes richesses » ainsi qu’un troisième pour le sonnet pour : « Les rochers des pénitents » !

 

 

Mes richesses

Je n’aime plus les cathédrales
Elles sont faites pour les rois !
Le vent préfère les chorales
Au pied des plus modestes croix.

Elles sont faites pour les rois
Toutes les richesses du monde ;
Au pied des plus modestes croix
On voit de l’or couler dans l’onde.

Toutes les richesses du monde
Je les récolte pas à pas ;
On voit de l’or couler dans l’onde,
L’azur a de si beaux appas !

Je les récolte pas à pas
Les diamants de ma fortune !
L’azur a de si beaux appas :
– Reflets d’argent ou clair de lune ! –

Les diamants de ma fortune 
Je les devine au fil des eaux !
Reflets d’argent ou clair de lune,
Cueillez la paix dans les roseaux !

Je les devine au fil des eaux
Chantres des bois et pastourelles…
Cueillez la paix dans les roseaux
Chantez, dansez, les tourterelles !

Chantres des bois et pastourelles
Brillent au cœur de tes doux yeux.
Chantez, dansez, les tourterelles
Quand mon regard chérit les cieux !

Brillent au cœur de tes doux yeux
Mes rêves d’amours pastorales,
Quand mon regard chérit les cieux,
Je n’aime plus les cathédrales !

Annie

 

Les rochers des Pénitents

Comme des chevaliers sans arme ni monture,
S’ils guettent l’horizon ces muets repentants,
Ils attirent toujours, en dignes pénitents,
Le touriste ébahi par leur architecture.

On ne peut résister à la riche capture
De cet endroit magique aux contours déroutants
Dont on voudrait saisir les signes envoûtants
Que dessine sans bruit la divine nature…

A leurs pieds, le village, offre sur son plateau
Des rues en enfilade et tout l’or du coteau
Qui, fort de sa promesse, attise les cigales.

Sous un dais de poudingue on peut voir Saint Quentin,
Priant qu’un Marseillais ne lorgne ses sandales ;
Car c’est dans le pastis que naît le baratin !

Annie

Pour ce premier prix, les Éditions Flammes vives m’ont également décerné ce livre : « A Paris dans les pas des poètes » de Patrick Picornot.

 

Le rondinet : Mes roses.

 

 

 Blog en pause

Mes roses

Mes roses en jupon
Pour un parfum unique
Ont froissé leur tunique ;
A moins qu’un vent fripon
Ait créé la panique
Pour en faire un pompon ?
Mes roses…

Aimant la botanique
Et le papier crépon,
J’ai cueilli leur poupon
Qui me faisait la nique !
Mes roses…

Annie

Le Carillon : Dans le monde des songes.

Dans le monde des songes

L’on s’endort chaque soir dans les bras d’une fée
En gaspillant le temps qui nous est imparti ;
Mais comment refuser l’invite de Morphée
Quand le corps est heureux de s’être assujetti ?

Tandis que la raison, dans un songe blotti,
Se laisse transporter par toute une cohorte
D’étranges messagers se pressant à la porte
De notre inconscient qui joue à l’abruti !

Le passé, le présent, voguent sur la mer morte
De nos anciens désirs enfin ressuscités ;
Pendant que nous dormons c’est l’âme qui les porte
Pour les conduire au port, -curieux invités !-

C’est ainsi que parfois au cœur d’une clairière
L’on voit le souvenir pousser la barrière
Pour danser avec nous sur un air bruineux.

Arrivent en renfort un flot de personnages,
Oh les drôles acteurs démontant les rouages
D’un bon ordre établi par un jour lumineux !

Le rêve a ses raisons qui ne sont pas les nôtres,
Faisant venir l’orage il nous envoie aux peautres
Et c’est le cauchemar qui s’amène haineux !

Annie