Le sonnet sur deux rimes : Tristes moutons !

Tristes moutons !

L’homme n’est-il donc né que pour être un mouton ?
Écoutez-le gémir lorsqu’un ballon le roule !
Un but pour l’autre camp et son monde s’écroule
Son dieu n’est plus son dieu quand rouge est le carton !

Pour occuper le peuple il suffit d’un bâton
Au bout, une carotte, afin qu’il se défoule ;
Pour cela rien de tel qu’un autre marathon, 
Oubliés les malheurs couverts d’une cagoule !

Les bergers de nos jours savent hausser le ton
Et le troupeau les suit en se coulant au moule,
Le romantisme meurt, la terre perd la boule …

C’est dans beaucoup de bruit qu’on gagne son croûton,
Car chacun tire à soi sa part au gueuleton,
Du coup l’on n’entend plus l’affamé dans la foule …

Annie

16 réflexions au sujet de « Le sonnet sur deux rimes : Tristes moutons ! »

  1. Sur deux rimes d’humour le foot elle fustige
    Nul ne peut l’en blâmer chacun a ses penchants
    Pour naturellement se donner le vertige
    Mais je sens l’overdose à ses propos tranchants !

    Bonjour Annie,
    Comme ça c’est dit ! Heureusement pour toi la torture est finie, mais il nous restera tes 2 jolis sonnets.
    Je t’embrasse

    1. Bonjour Marlène,
      Je n’ai rien contre le foot mais comme tu le dis encore si joliment c’est l’overdose qui me gêne et les dangereux mouvements de foule dans un monde en effervescence continuelle…
      MERCI encore et toujours !
      Je t’embrasse.
      Annie

    1. Bonsoir Marie,
      Je connais ton point de vue qui rejoint le mien je te remercie donc pour ton commendataire qui me fait plaisir.
      Merci et gros bisous.
      Annie

    1. Bonsoir Maria,

      Mon mari aussi regarde le Tour ce n’est pas un problème mais c’est le trop plein des mouvements de foule qui m’agace !
      Merci et gros bisous avec mon amitié.
      Annie

  2. J’ai commencé à aimer le soccer comme on dit par ici il y a à peine deux ans et avec la coupe du monde j’ai réalisé comment c’est plus qu’une religion chez vous, beaucoup plus qu’un sport, comme tu le démontres dans ce joli poème

    1. Bonsoir Robert,
      Oh que oui nos joueurs sont devenus des dieux !!! Dommage que je n’ai pas appris à taper dans un ballon………………….!
      Merci et mes amitiés.
      Annie

  3. Un moment de liesse vite remisé. Les soucis reprennent vie mais étaient t’ils partis vraiment ?. En tout cas, ton poème exprime à coup de jolis mots ce que beaucoup pensent !

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