Archives mensuelles : février 2019

Stances de mon amie Maria : Un livre…Un ami.

 

Un livre…Un ami

Que j’aime ton silence et lire ton mystère,
Tous ces mots alignés protégeant leur secret
Sur les pages d’un livre où l’on se désaltère,
Et chacun de poursuivre un monde si discret.

Je me souviens d’un lieu, cette bibliothèque,
Quand petite j’allais pour rêver un moment
Et me charmer parfois d’une image d’Aztèque,
D’autres pays j’ai lu l’histoire assidûment.

Ah comme il m’a marqué ce livre sur la table,
Il était là tout près- interdit d’y toucher,
Ce n’est que bien plus tard en découvrant la fable
Que je ne craignais plus de m’en effaroucher !

J’ai posé mes yeux noirs sur les mots d’une page
De ce bouquin vieillot et d’un cœur précieux,
Je dévore un roman dont l’intrigue est volage,
Mais il est mon ami dans la douceur des cieux.

Je relis cet amour dans un parfum de rose
Mais le temps a passé j’ai perdu son doux chant
De mémoire je garde un souvenir que pose
L’essence de mon âme en l’instant si touchant.

C’est à toi que je pense ô mon amour mon ange,
Je partage l’envie un penchant, malgré moi,
Me faut-il espérer que de ce signe étrange
Je ne sache jamais me relire pour toi ?

Maria-Dolores

Merci  à mon amie de plume Maria de m’avoir permis de mettre ici ces très belles stances sur le thème du livre !

Son blog :  Les poèmes de Marido

 

 

Le sonnet marotique : Indicible colère.

 

Merci à mon amie de plume Maria pour sa mise en page !

Indicible colère

Quarante ans de silence et voilà que soudain,
Le peuple dans la rue explose de colère
Contre nos dirigeants au pouvoir séculaire
Qui semblent oublier les enfants de Verdun !

Rien ne manquait pourtant dans notre beau jardin,
Si ce n’est quelquefois un trop petit salaire,
Mais chacun de savoir que pour moins de galère,
Rien ne sert d’imiter notre monsieur Jourdain !

Un trop plein d’injustice attise un feu de paille
Qui bien loin de calmer un désir de ripaille
Réveille le volcan d’une France aux abois…

Chaque fin de semaine aggrave la discorde,
Et tandis que certains pensent miséricorde,
Une meute de loups quitte aussi les grands bois !

Annie

Le roundel : Brusque froidure.

Brusque froidure !

Les cieux sont bleus, la terre est blanche,
Bonhomme hiver est frauduleux !
Mais que m’importe sa palanche,
Les cieux sont bleus !

Sont revenus, c’est fabuleux !
Tous les oiseaux en avalanche
Pour secouer mon cœur frileux.

Mais si j’ai du pain sur la planche
Dans mon univers populeux,
Jamais ce bonheur-là ne flanche ;
Les cieux sont bleus !

Annie

Le dix-septain sphérique : Colère de vent.


Colère de vent

Le vent hurle à la mort de colère et de rage !
Il cogne à la fenêtre, ouvre le portillon,
Pour le claquer sitôt d’un coup de bottillon ;
Ce fou n’accepte plus qu’on lui fasse barrage !

Le ciel laisse tomber son lourd manteau de pleurs
Inondant le jardin de gouttes d’amertume
Venus de continents gémissant leurs malheurs.

L’oiseau n’a plus de nid pour abriter sa plume,
Il est cet orphelin recherchant ses couleurs
Dans les bras inconnus d’un monde qui transhume.

L’horizon déchiré par des doigts querelleurs,
Laisse entrevoir soudain l’espoir qui se rallume ;
Durant un court instant se calment les douleurs…

La girouette folle amorce son courage,
Si son nord est au sud, l’ouest est tatillon
Et réclamant sa place en bon amphictyon
Tout un chacun du coup retourne à son ouvrage !

Annie