Le dix-septain sphérique : Colère de vent.


Colère de vent

Le vent hurle à la mort de colère et de rage !
Il cogne à la fenêtre, ouvre le portillon,
Pour le claquer sitôt d’un coup de bottillon ;
Ce fou n’accepte plus qu’on lui fasse barrage !

Le ciel laisse tomber son lourd manteau de pleurs
Inondant le jardin de gouttes d’amertume
Venus de continents gémissant leurs malheurs.

L’oiseau n’a plus de nid pour abriter sa plume,
Il est cet orphelin recherchant ses couleurs
Dans les bras inconnus d’un monde qui transhume.

L’horizon déchiré par des doigts querelleurs,
Laisse entrevoir soudain l’espoir qui se rallume ;
Durant un court instant se calment les douleurs…

La girouette folle amorce son courage,
Si son nord est au sud, l’ouest est tatillon
Et réclamant sa place en bon amphictyon
Tout un chacun du coup retourne à son ouvrage !

Annie

 

26 réflexions au sujet de « Le dix-septain sphérique : Colère de vent. »

  1. Coucou Annie. Mais pourquoi donc mets-tu des titres qui me répètent sans arrêt que je ne suis pas une bonne poétesse puisque je ne sais ce que cela veut dire (sourires car je ne trouve pas les émoticônes). Mais le titre au fond je m’en moque, c’est le contenu qui m’intéresse et comme toujours tes mots me parlent. Faudrait qu’un jour on discute poésie en privé, rien que pour me cultiver un peu.
    Le vent pique parfois des colères mais elles servent les poètes qui en font de très jolis poèmes. Je t’embrasse

    1. Bonsoir Marie,
      Qu’est ce que je lis ? Mais si tu es bonne poétesse ! Les noms ça s’apprend et ça ne fait pas tout !!!
      Merci en tout cas pour tes mots d’appréciation qui me touchent beaucoup…
      Je t’embrasse.
      Annie

  2. Rassure-toi Marie, un dix-septain sphérique
    Dans mon champs poétique est mystère absolu
    Mais de ces vers impairs le voici résolu
    Avec toujours autant de grâce féerique.

    Bonjour Annie,
    C’est un vent de découverte qui a soufflé sur ma tête, à présent je me sens plus riche d’une forme nouvelle à offrir en partage. Ton poème m’a soufflée de sa brise fine et mélodieuse. Merci et bravo mon amie

    1. Bonsoir Marlène,
      Merci de rassurer notre amie !!!! Je pensais que tu connaissais cette forme-là ? Je pense et même je suis sûre que tu vas vite te l’approprier ! Tu as été à l’école de Flormed…
      Merci pour tes mots si gentils.
      Je t’embrasse.
      Annie

  3. Le vent a ses colères
    qui bousculent nos terres
    qu’en s’y mêlent ses pleurs
    le ciel ouvre ses fontaines

    La girouette à la fête
    sans l’ombre d’une résistance
    du vent, avec malice,
    se joue en complice
    en retrouvant son calme
    le vent l’embrasse
    d’une bise légère
    sans qu’elle perde la tête

    Le vent a ses douceurs
    ses caresses et ses mystères
    offerts avec tendresse
    pour que le ciel s’azure

  4. Tu nous racontes cette tempête de vent avec tant de talent, Annie !

    Ici pluie et vent (pas trop violents cette fois) ont fait place au soleil, comme ça fait du bien, je suis allée travailler un peu au jardin, malgré que je doive économiser mon dos…
    J’aime m’en occuper… On annonce dimanche à nouveau de la pluie, quelle barbe !

    1. Bonsoir Marine,
      Merci pour cet aimable commentaire.
      Ici ce jour nous avons pu marcher en plein soleil avec 13 degrés ! La nature est bien capricieuse, on est perdu parfois !!!
      Bon courage pour ton dos, oui le jardin nous attend déjà !
      Amitiés.
      Annie

  5. Un poème pour moi ! grisailles, vents, ciel de pluie,… Il faut se cramponner pour garder le moral !!
    mais le printemps arrive, alors, espérons en des jours meilleurs !
    Ton poème est bien dit !
    bises
    Éliane

    1. Bonsoir Éliane,
      Merci pour ton témoignage en espérant que chez vous aussi le temps est au beau comme ici !
      Orane s’est bien promenée !
      Je t’embrasse.
      Annie

  6. Bonjour Annie,

    Ah ce vent! Il ne se fait jamais oublier. Tu le décris parfaitement.
    « Dans les bras inconnus d’un monde qui transhume. »
    un monde qui transrhume! 🙂 :): ) je te taquine ma chère Annie.
    C’est très beau. Pourquoi dis-tu que tu perds ton imagination? j’aime tes images.
    Gros bisous

    1. Bonsoir Martine,
      Un grand merci pour tes visites et si gentils commentaires ! Oh si j’écris beaucoup, beaucoup moins… Ah cette peur de la page blanche !
      Je t’embrasse.
      Annie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

For spam filtering purposes, please copy the number 9361 to the field below: