Le sonnet français : A toi humble village.

 

A toi humble village !

Je connais un village en haut d’une colline,
Combien il me plairait d’y faire ma moisson
Des douceurs de l’été, que l’on met en chanson,
Quand l’hiver de nouveau nous tend sa capeline.

Je la regrette tant cette brise câline
S’amusant dans les blés à mimer le frisson,
Ce soleil si brûlant que sa propre cuisson
Se baigne chaque soir en sa teinte opaline…

On y voit quelquefois en robe de satin,
Une muse aquarelle, ô mirage incertain
Dès qu’elle vous décoche une petite œillade !

Mais hélas le moulin fait taire ses secrets,
Son poète n’est plus pour conter la naïade ;
Sous les ailes de bois s’endorment mes regrets…

Annie

20 réflexions au sujet de « Le sonnet français : A toi humble village. »

  1. Bonsoir Annie. Je sors d’une trêve glaciale chez Véronique pour retrouver un peu de vent ici mais plus doux, plus apaisant. J’aime décidément toujours beaucoup ce que tu écris ma chère Annie et te souhaite une bonne soirée

    1. Bonsoir Marie,
      Oui j’ai lu chez Véronique un superbe poème !
      Merci pour tous ces compliments encourageants. Je t’embrasse.
      Amitiés
      Annie

    1. Bonsoir Béatrice,
      Ce sonnet est un souvenir de mes vacances en Lot et Garonne mais hélas mon père n’est plus là la maison est vendue, ce lieu me manque terriblement.
      Je t’embrasse.
      Annie

    1. Bonsoir chère Éliane,

      Je te remercie ! Eh oui ils sont restés pour la parade !
      Ici aussi le temps est mitigé mais le printemps approche !
      Gros bisous.
      Annie

    1. Bonsoir Gérard,
      Je le regrette celui-là mais le temps passe… Les lieux changent et nos habitudes aussi !
      Merci et bises.
      Annie

  2. Je voudrais bien aussi voir ma muse aquarelle
    Mais elle est semble-t’il en quelque endroit perdu
    Inaccessible en dieu car connu que par elle
    Lors je fonde en la tienne un espoir éperdu !

    Bonsoir Annie,
    Et si une muse en appelait une autre ? Assurément ce serait bien la tienne qui pourrait le faire avec tes doux alexandrins et les rimes ensorcelantes de ce sonnet printanier.
    Je t’embrasse bien fort

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