Le sonnet français : Entre deux feux.

Entre deux feux…

Je regrette le Sud, mes rêves d’innocence
Déposés au berceau par la main d’un marin
Dont les graines d’amour au sol de la Provence
Firent germer la fleur sous un ciel azurin ;

Car si la fleur poussa dans la magnificence
D’une terre bénie entre rire et chagrin,
Chacun bousculant l’autre en son adolescence,
Ils noyèrent hélas le cœur d’un boute-en-train….

Et si je pleure aussi la gentille Bretagne,
Ne pensez que d’un rien j’en fais une montagne,
De ce pays d’Armor je n’ai plus qu’un vieux nom…

Quand je me rends là-bas déposer ma prière
Pensant au triste sort à qui j’avais dit non !
J’y vois deux feux follets dorant un cimetière…

Annie

14 réflexions au sujet de « Le sonnet français : Entre deux feux. »

    1. Bonsoir Béatrice et merci pour ton charmant commentaire sur ce poème qui a pris un bon retard de programmation ! Je reste cependant toujours à cheval sur mes souvenirs entre le Sud et la Bretagne…
      Je t’embrasse.
      Annie

  1. Nostalgie quand tu nous tiens…. quand je lis ton poème, je pense forcément à mon tiraillement entre Montagnes et Bretagne, deux lieux qui ont fait ce que je suis. Sans l’une je suis triste, sans l’autre aussi…. Je t’embrasse

    1. Bonsoir chère Éliane,
      Je pense que toi aussi tu as dû déjà lire ce poème si nostalgique ?
      Il ne devait pas reparaître, erreur de programmation !
      Cependant je te remercie pour ta lecture et ton commentaire.
      Je t’embrasse.
      Annie

  2. Se serait-il perdu dans un coin de la toile
    Ce ravissant sonnet fait en peau de chagrin ?
    Je m’empresse, en retard, d’égrainer chaque grain
    Espérant de tout coeur aider ta bonne étoile.

    Bonsoir Annie,
    De mon insomnie je fais bon usage en t’écrivant mon commentaire admiratif pour ce très beau sonnet nostalgique.
    Gros bisous

    1. Bonsoir Marlène,
      Tu as tout compris, ce poème dormait dans un coin de mon administration !!!
      En tout cas il t’a permis de créer un bien joli quatrain pour lequel je te remercie !
      Gros bisous Marlène.
      Annie

  3. Moi un citadin pure laine, quand j’etais enfant je rêvais de montagnes et de lacs, et aujourd’hui rarement mes photos sont des images de la ville, j”ai réglé mon tiraillement intérieur

    1. Bonsoir Robert,
      J’ai en fait tellement bougé que j’en ai perdu mes racines et ça c’est difficile… mais ma préférence se tourne toujours vers le Sud là où je suis née !
      Merci pour ton témoignage et amitiés.
      Annie

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