Archives mensuelles : avril 2019

Le sonnet marotique : La chasse est ouverte…

La chasse est ouverte…

Les cloches ont sonné loin de la capitale,
Et l’on oublie un peu le tumulte et les cris
Pour suivre les gamins qui lancent des paris,
Quand c’est la chasse aux œufs, la lenteur est fatale !

Quelques lapins farceurs, cachés sous un pétale,
Pour le petit dernier, n’auront jamais de prix !
Ô le doux souvenir faisant naître le ris
De l’adulte garant de fibre parentale !

Plutôt que de combattre, à tort et à travers,
Tous ces moulins à vent qui troublent l’univers,
Éduquons dans l’amour notre progéniture !

Je ne peux que haïr les exemples malsains
De ces fauteurs de trouble aux cyniques desseins,
Dont la stupidité fait honte à la nature !

Annie

Le sonnet français : Un an déjà…

Un grand merci  Maria  pour cette mise en page de mon sonnet !

Un an déjà…

Je tends à oublier que sous l’herbe folâtre,
La flamme d’un amour poursuit un long chemin
Pour atteindre un Éden, où la rose carmin,
Peut côtoyer sans crainte un lilas violâtre.

Il suffit qu’une fleur attise à nouveau l’âtre,
Et ranime le feu qui couvait sous l’ormin,
Le souvenir du coup déroule un parchemin
En y couchant l’espoir que mon âme idolâtre…

Dans ce coin de verdure, il dort mon animal,
Dont le petit berceau, pour enrayer le mal,
S’est recouvert de mousse et de bruyère rose.

Mais c’est la giroflée, au parfum si charmant,
Qui de par sa couleur a réveillé ma prose
Pour un nouvel hommage au petit cœur dormant…

Annie

Le Rondel : Notre Dame de Paris.

Notre Dame de Paris

Elle était belle Notre Dame
Avec son long et fier chapeau !
Il a suffi d’un seul copeau
Pour porter atteinte à son âme.

En visitant Paris Paname
On se fondait dans son troupeau.
Elle était belle Notre Dame
Avec son long et fier chapeau !

Cette fois-ci c’est une flamme
Qui voulut lui lécher la peau.
Suffira-t-il cet oripeau
Pour qu’à nouveau chacun la clame ?
Elle était belle Notre Dame !

Annie

Le sonnet français : Face à la page blanche.

BLOG EN PAUSE

Face à la page blanche…

Je suis tel un gamin qui gomme son brouillon
Ne pouvant aligner sur la feuille trop blanche
Un chapelet de mots en robe de dimanche
Et qui finalement se retrouve souillon…

Mon Éloquence, enfin, ôte-moi ce bâillon !
Je demande si peu, sans parler d’avalanche,
Juste un simple refrain pour flatter ma pervenche ;
Je la vois qui déjà fait appel au grillon !

Si l’inspiration fut parfois très fertile,
La voilà désormais qui se sent inutile !
La larme en s’écoulant aggrave encor le cas…

Remplir mon encrier de gouttes d’amertume
Ne ferait qu’empirer ce pénible tracas ;
Eh bien puisqu’il le faut, repose-toi ma plume !

Annie