Archives mensuelles : mai 2019

Le sonnet polaire : Le parfum

Le parfum

Je vis dans les jardins que l’air des fleurs embaume.
Je peux être léger, profond, même intrigant,
Et l’on me trouve aussi, délicieux arôme,
Parmi le romarin, le thym et l’origan.

Ne pouvant me saisir lorsque je m’évapore
De la rose d’un jour et de son moindre pore,
L’on m’habille de verre et d’un joli chapeau.

Je suis si précieux qu’à la fête des mères
C’est moi que l’on choisit pour gloires éphémères
En me posant alors sur le grain d’une peau.

Tellement convoité, l’on tombe sous mon charme
Lorsqu’un habile nez respirant mon jasmin,
Offre galanterie en un doux baisemain.
Oui, je suis le parfum, j’envoûte et je désarme !

Annie

Le sonnet ïambique : Mal-être.

Mal-être

Un phénomène étrange assaille ma raison,
Le ciel peut-il m’entendre ?
Je guette alors un signe en haut de l’horizon,
Je suis lasse d’attendre…

J’espère chaque jour que s’ouvre la prison
Où vit le scolopendre.
Sans doute ai-je fauté, mensonge ou trahison ?
Mais je ne suis Cassandre !

Que puis-je faire enfin pour enrayer ce mal,
Invisible mais traître,
Qui ne me lâche pas ainsi qu’un animal ?

Que ne suis-je son maître,
J’ effacerais sitôt ce faux air hiémal,
Afin de mieux renaître !

Annie

46ème JEUX FLORAUX de La Roche Sur Yon.

Cette année à l’occasion des jeux floraux de La Roche Sur Yon, j’ai obtenu dans la section poésie classique, un troisième prix. Cette journée fut très conviviale comme à chaque fois, et surtout, avec des œuvres excellentes difficiles à dépasser ! Quant à la section sonnet, je n’ai pas le droit de concourir durant deux ans car j’avais eu la grande chance d’obtenir un premier l’année précédente !

Mes récompenses en plus du diplôme :

La lecture des poèmes fut entrecoupée ou accompagnée de forts jolis morceaux de musique de Monsieur Laurent Hilairait, musicien multi-instrumentiste de talent.

Le sonnet français : Le champ aux pâquerettes.

Aquarelle de mon amie Marie-Luce 

Le champ aux pâquerettes

Oh, dis ! T’en souviens-tu du champ de pâquerettes
Où des moutons laineux broutaient les boutons-d’or ?
Le temps filait son temps avec un rouet d’or
D’où volaient à foison des notes guillerettes.

La nature en éveil appelait ses fleurettes
Pour les poser tout doux sur un nouveau décor,
Tandis que le soleil en haut d’un mirador
Taquinait de son dard les premières aigrettes.

S’échappaient des frissons, des talus, bourgeonnant,
Laissant s’évaporer un mélange étonnant
De senteurs de sous-bois, de parfums d’églantine.

Mais oui, tu t’en souviens ! C’est écrit sur l’oiseau,
L’aile du papillon, l’abeille qui butine
Et bercé par le vent dans le chant du roseau…

Annie