Le sonnet ïambique : Mal-être.

Mal-être

Un phénomène étrange assaille ma raison,
Le ciel peut-il m’entendre ?
Je guette alors un signe en haut de l’horizon,
Je suis lasse d’attendre…

J’espère chaque jour que s’ouvre la prison
Où vit le scolopendre.
Sans doute ai-je fauté, mensonge ou trahison ?
Mais je ne suis Cassandre !

Que puis-je faire enfin pour enrayer ce mal,
Invisible mais traître,
Qui ne me lâche pas ainsi qu’un animal ?

Que ne suis-je son maître,
J’ effacerais sitôt ce faux air hiémal,
Afin de mieux renaître !

Annie

20 réflexions au sujet de « Le sonnet ïambique : Mal-être. »

  1. Lorsque ce mal s’installe infâme dépression
    Tous les anges du ciel en frémissent d’avance
    Pour protéger une âme, aider son accession
    D’avoir à s’acquitter de telle redevance !

    Bonsoir Annie,
    C’est subliment dépeint et illustré, je suis conquise par la justesse de ce poème. Tous mes bravos.
    Je t’embrasse

    1. Bonsoir Marlène,
      Merci d’apprécier ce ressenti que tout un chacun éprouve au moins une période de sa vie si ce n’est plus hélas !
      Je t’embrasse.
      Annie

  2. Et dire qu’il y a des gens dont c’est le lot quotidien, j’ai connu ce que tu as si bien décrit heureusement j’ai trouvé la clef….

    1. Bonsoir Robert,
      Oui c’est un mal étrange contre lequel on ne peut pas grand chose sauf quand on trouve la clef en effet !
      Merci et mes amitiés.
      Annie

  3. Bonjour Annie. On sent dans ce poème une certaine tristesse, impatience aussi et mélancolie.
    Il faut parfois du temps pour que nos maux internes ne soient pansés et j’ai quant à moi trouvé un bon moyen de les effacer quand parfois ils m’atteignent. Je pars faire une longue balade à pied, une huit dizaine de km, sans les chiens, seule avec mon apn ou sans et quand je rentre, ma tête est de nouveau d’aplomb.
    Courage et surtout pense que tu n’es pas seule, les amis même virtuels sont là. Ton ancienne maison je crois te manque et je me demande si ce n’est pas ce déménagement qui a été à la source de tes maux. Je t’embrasse

  4. La solution est souvent en nous, juste chercher les réponses et aller de l’avant.. Ton texte décrit très bien ce mal être que nous avons tous connus à un moment de notre existence.

    1. Bonsoir de nouveau Sedna !
      Quand il nous dépasse c’est pénible à vivre en effet ! Un jour ça passe mais il faut être bien patient…
      Amitiés.
      Annie

    1. Bonsoir Maria,
      Un week-end plus calme que cette fin de semaine avec ce deuil qui m’a plus que touchée… Merci mon amie.
      Gros bisous.
      Annie

    1. Bonsoir Gérard,
      Oui dès le week-end prochain, je te le promets !!!!
      Bonne fin de dimanche a à vous deux et les bises en plus !
      Annie

  5. Ah bon et bien je reviens ici puisque mon commentaire sur l’autre article est finalement passé ici !

    Je souhaite que ce vilain scolopendre dont tu parles si bien dans ce poème ne vienne pas te tourmenter encore Annie, je t’embrasse amicalement
    Marine

    1. A nouveau bonsoir Marine,
      Ton commentaire était en attente de modération, c’est curieux car habituellement il passe en effet !
      Merci pour ta patience à refaire !
      Merci aussi pour ton commentaire face à ce sonnet !
      Je t’embrasse.
      Annie

  6. Bonjour Annie, on ressent dans ce sonnet de la tristesse, de la mélancolie et peut être des regrets… des moments pas faciles à vivre… Bon courage pour affronter et surmonter ce passage bluesy. J’espère que le printemps, la nature et toutes les merveilleuses choses qui nous entourent t’aident et t’aideront à surmonter tout ça. Sincères amitiés. Jean

    1. Bonsoir Jean,
      Depuis mon déménagement après la vente de ma maison, il est vrai que les périodes de cafard se sont multipliées. Laissons faire le temps !
      Merci, la poésie oui, c’est une très bonne thérapie naturelle !
      Bien amicalement.
      Annie

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