Le sonnet français : Pauvre jardin.

Merci à mon amie de plume Maria, pour cette belle mise en page !

Pauvre jardin

Le jardin rayonnait de ses mille fleurettes
Dont je prenais grand soin, si fière évidemment,
De voir sortir de terre et rose et diamant,
Après l’or des ajoncs, velours et collerettes !

Mais hélas aujourd’hui, même les pâquerettes,
Qui montrent leur bon cœur habituellement,
Envient le nénuphar et son ruissellement
Quand frémit le bassin aux notes guillerettes…

Tout transpire ou bien meurt sous mes yeux attentifs
A maintenir vivants les plants les plus chétifs,
Qui devraient mettre au jour d’invisibles corolles.

C’est pour le potager que je garde un peu d’eau,
-Peut-on laisser périr d’aussi belles scaroles ?-
Puis je reprends ma plume en quête d’un rondeau !

Annie

21 réflexions au sujet de « Le sonnet français : Pauvre jardin. »

  1. Bonsoir Annie. Je n’écris pas aussi bien que toi mais si tu savais comme ce poème me parle et me fait penser à mon propre jardin qui a beaucoup dépéri aussi et pourtant j’arrose, quitte à me faire des factures d’eau qui seront salées. Il fait frop chaud et même aujourd’hui où nous n’avons eu que 28° on étouffe, c’est lourd et les orages annoncés n’arrivent jamais.
    Tes mots sont plus que vrais mais en même temps qu’ils ont un son un peu triste, ils sont comme toujours parfaitement tournés. Je t’embrasse

    1. Bonsoir Marie,
      Je te comprends car j’ai tant dorloté mon jardin cette année qui, enfin, est devenu ce que j’attendais de lui que ça me désole mais mes plantes en pots sont belles encore !
      Je ne suis pas si triste car j’aime le soleil !
      Gros bisous.
      Annie

  2. Beau sonnet ! Que de vérités guère réjouissantes pour les récoltes !
    Mais quelle belle petite salade !!!Envie de la croquer !! hi hi !
    bisous

  3. Si ton beau jardin souffre en revanche tes vers
    Scintillent au soleil et ton coeur prend d’une aile
    Tout ce qu’il perd de l’autre. A tes plants restés verts
    Tu offriras abri de ta main maternelle.

    Bonsoir Annie,
    Je t’envoie mes bravos ce si beau sonnet et toute ma sympathie pour ton pauvre jardin en espérant que la pluie tant attendue viendra assez tôt pour en sauver au moins une partie.
    Je t’embrasse bien fort

    1. Bonsoir Marlène,
      Je sauve tout ce qui peut l’être mais je perds aussi beaucoup de fleurs hélas…
      Merci pour ce si joli quatrain !
      Gros bisous.
      Annie

    1. Bonsoir Sedna,
      J’aimerais bien recevoir des hérissons dans mon jardin ! J’ai mis aussi de l’eau aux oiseaux !
      Merci et mes amitiés.
      Annie

  4. Nous ne connaissons pas ici une tellessécheresse, même si la mare diminue il y a encore beaucoup de vert et puis il a bien plu, du coup l’eau est remontée et a fait du bien aux nénuphars et aux habitants aquatiques, les tomates poussent bien aussi et les quelques plants de piments doux, mais bon nous ne sommes qu’en début juillet !
    Bisous Annie

    1. Bonsoir Marine,
      Cette année c’est vraiment difficile mais ne nous plaignons pas nous ne travaillons plus… Mes fleurs perdues par contre ça me fait de la peine… C’est mon occupation, je les dorlote !
      Bisous Marine.

  5. Bonjour Annie,

    Ah combien est poétiquement exprimée cette canicule qui nous accable. Dite de si jolie façon, nous la supportons mieux.

    Gros Bisous à Toi
    Dominique

    PS: Je rentre de NORMANDIE, je ne connaissais pas, sinon le « Mont St-Michel ».
    Dieu que cette régions est belle !!! Ce fut un régal.

    1. Bonsoir Dominique et merci d’être passée me lire, j’en suis touchée !
      Nous avons visité le Mont il y a deux ans avec notre ancien Caly, c’est à voir en effet !
      Encore de la chaleur prévue pour la semaine prochaine… Nous verrons bien !
      Je t’embrasse.
      Annie

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