Le sonnet alterné : Les fruits du Midi de Renoir.

Les fruits du Midi de Renoir

Au nom du bel amour pour cet art qu’il festonne,
Le peintre sur la toile a déposé l’été
Faisant rougir tout fruit du plaisir qui l’étonne
Quand des poils du pinceau naît la variété.

Mais si la coupe est pleine, une grenade tonne :
« Renoir, êtes-vous sûr de flatter ma beauté ?
En me cachant ici, la vie est monotone !

Placez-moi, je vous prie, auprès de ce poivron
Que je puisse à loisir contempler les tomates
Et, s’il vous sied aussi, pressez donc ce citron
De joindre à la saveur quelques brins d’aromates !

Vous qui de la couleur êtes le forgeron,
Ô maître, réveillez les teintes les plus mates
Puis vous pourrez finir sans craindre le mouron ! »

Annie

20 réflexions sur « Le sonnet alterné : Les fruits du Midi de Renoir. »

  1. Bonsoir Annie, bravo, une bien belle poésie, ce sonnet alterné, qui ferait rougir un citron devant ce pur jus poétique, j’adore et c’est une belle peinture qui accompagne tes beaux vers
    douce soirée et belle nuit je t’embrasse amitiés
    Béa

  2. De sa tombe Renoir doit se féliciter
    Que ses oeuvres souvent des poètes marginent.
    Tes vers parfaits ont juste omis les aubergines
    Bien trop court un sonnet pour l’ensemble citer !

    Bonsoir Annie,
    Ton sonnet alterné est absolument divin et ses rimes, Ô quelles rimes, à honorer Renoir sans aucun doute !
    Gros bisous Poétesse

    PS : Comme d’hab je relis en diagonale, n°2 à poster stp

    1. Bonjour chère Marlène,
      Eh oui les aubergines les pauvres sont passées à l’as ! On va dire que je les ai gardées pour mes ratatouilles d’été !!!
      Merci pour le tout Marlène, commentaire, quatrain et lecture…
      Gros bisous pour toi aussi !
      Annie

    1. Bonjour Éliane,
      Oui je sais que tu aimes ce style de poésie !!!! Et moi j’aime quand tu aimes ! Alors, MERCI et gros bisous.
      Annie

  3. Très joli texte. Sais tu que le mouron est une plante sauvage et touffue : dans l’argot de la fin du XIXe siècle, ce mot désignait les cheveux ou les poils. « Se faire du mouron » veut donc dire « se faire des cheveux blancs ». En tout cas, j’ai beaucoup aimé cette lecture.

  4. En tant que photographe c’est ta description de la couleur qui m’a rejoint en premier mais aussi j’y vois aussi presque le processus de la création de ce tableau, ce qui se passait dans la tête de Renoir…bravo!

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