Archives mensuelles : septembre 2019

Le Trivers Hugolien : Automne.

Un grand merci cher   Flormed  pour cette superbe mise en page !

 

Automne

La pluie a déposé quelques perles de pleurs
Sur la pelouse sèche et dans le cœur des fleurs
Qui pensaient bien mourir sans connaître l’automne.

Muni de sa palette et de ses doux pinceaux,
Mêlant le pourpre à l’or, dans l’argent des ruisseaux,
La nature a repeint sa robe de cretonne.

Ravis, les cyclamens et colchiques des prés,
Quittent leurs vieux tombeaux pour des lieux mordorés,
Pendant qu’au loin, l’été, siffle un air monotone !

Annie

Le Trivers : Douce nostalgie.

 

Merci cher Flormed  pour cette belle mise en page qui flatte mon poème !

 

Douce nostalgie

Libellule ô ma sœur, ô ma tendre jeunesse !
Après avoir connu cette douceur fœtale
Que l’on quitte un beau jour pour un nid de tendresse,
Comme toi j’ai volé de pétale en pétale.

Volage papillon de mes anciens printemps,
Avec toi j’ai valsé sur des miroirs sans tain,
Sous des rayons de lune aux reflets miroitants,
En brûlant quelquefois mes ailes de satin !

De la bête à Bon Dieu j’ai gardé l’innocence,
En tout bien tout honneur, je poursuis mon chemin ;
Si j’ai quitté trop tôt le lieu de ma naissance,
J’aimerais que là-haut fleurisse le jasmin…

Annie

Prix de poésie : Palmarès du 21 ème Concours de Nouvelles et de Poésies 2019, Encres Vives, Cholet.

Merci à Encres Vives de m’avoir octroyé le premier prix sur le thème  » Le rideau se lève » pour mon poème,  » Secret de Polichinelle » !

Secret de Polichinelle

J’ai rêvé maintes fois d’une grange discrète
Où nous irions tous deux recompter les moutons
D’un ciel si bienveillant, que pour notre amourette,
Il irait décrocher la lune et ses boutons !

Et même s’il fallait progresser à tâtons
Sur un chemin de croix nous privant de ripaille,
Ah que nous serions bien allongés sur la paille, 
Sous le couvert d’un gîte aux rustiques festons !

Le chant d’une hulotte, un galop de harpaille,
Me jetteraient tremblante au creux de tes deux bras ;
Ton désir étant loin d’un fumet de cipaille,
Tu te ferais berger de mon faux embarras !

Le manteau de la nuit tombant en cascatelles
Couvrirait la pudeur d’un morceau de dentelles
Pour lequel je n’aurais ni remords ni regret !

Mais faut-il une suite à ma douce chimère ? 
Imaginons un peu qu’une brave commère
Ait pour notre aventure un quelconque intérêt !

En tirant le rideau sur ma petite histoire,
J’implore également mon aimable auditoire,
De ne rien dévoiler d’un probable secret !

Annie