Le sonnet français en octosyllabes : Deuil national.

 

Merci mon ami Flormed pour cette mise en page !

 

Deuil national

Ils sont venus, ils sont tous là
Les gens nantis de la planète,
Car l’un des leurs sans clarinette
S’en va rejoindre l’au-delà…

Chacun se tait, plus de bla-bla,
On se promet de vivre honnête.
Lorsque le ciel fait place nette,
Mieux vaut calmer la bamboula !

Puis on reprend sa politique,
En oubliant la belle éthique,
Et le parjure, évidemment !

Et la bagarre recommence,
La place est bonne assurément !
Adieu promesses et romance !

Annie

22 réflexions sur « Le sonnet français en octosyllabes : Deuil national. »

  1. On meurt, on est le meilleur
    On pleure, on met des fleurs
    Et puis les jours tournent
    Les regards se détournent!
    Un clou chasse l’autre, c’est bien connu …
    Et l’on repart sur un autre aussi connu !
    C’est ça la vie !!

    Bonne nuit mon amie ….

    1. Bonjour Éliane,
      Eh oui Éliane c’est la vie et tout recommence sans cesse même ce qui nous dérange !
      Je te souhaite un excellent dimanche.
      Gros bisous.
      Annie

  2. Pour sûr je ne serai celle qui s’indignant
    De tes vers en satyre objecterait qu’aux rimes
    Il ne faut attacher la dureté des crimes
    Car pour moi le poète est or en se signant.

    Bonsoir Annie.
    J’adore aussi quand tu te moques car la finesse et l »élégance de ton humour donnent à ta plume une note épicée qui relève sans trop piquer.
    Bon week-end et gros bisous

    1. Bonjour chère Marlène,
      Merci d’avoir su cerner mon fond de pensée !
      Merci aussi pour tous ces beaux quatrains que tu m’offres si gentiment !
      Je t’embrasse.
      Annie

  3. Bonjour Annie. Tu as dit dans ce court sonnet ce que nous sommes nombreux à penser…. Hélas! la politique c’est lamentable de nos jours. Et pas un pour racheter l’autre. Bisous sous le soleil encore timide

    1. Bonjour Marie,
      C’est sous la pluie que je te réponds, pas gai pour un dimanche. Donc pas de politique pour se distraire ! Elle agace !
      Je t’embrasse.
      Annie

  4. La place serait-elle bonne ?
    certains la convoitent,
    sont-ils nombriliques ?
    Sont-ils patriotes ?
    le pouvoir a ses lumières
    qui n’éclairent que ceux
    qui sans cesse l’espèrent…

  5. Quand on meurt, on devient le meilleur, laissant derrière toutes les casseroles qu’on se traînait durant son vivant.. Pareil pour les politiques. Hypocrisie, quand tu nous tiens !

    1. Bonjour cher Flormed,
      Un sonnet ciselé à l’art de ton enseignement si bon, Flormed !
      Je te remercie et t’embrasse.
      Bon dimanche.
      Annie

  6. Bonjour Annie,

    Bravo! C’est superbement dit. J’aime beaucoup. Comme quoi on peut parler de tout mais avec classe. clap!clap!clap!
    Gros bisous

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