Archives mensuelles : novembre 2019

Le sonnet irrégulier : Automne en bord de Sèvre.

Merci à mon maître et ami, Flormed, pour cette superbe et magique mise en page !

Automne en bord de Sèvre

On ne voit plus danser les rochers de la Sèvre
Avec leurs nez pointus, ainsi que des dauphins
Tout heureux d’accueillir nymphes et séraphins
Quand l’étoile du soir apaise un peu la fièvre…

Désormais la rivière a recouvert son lit,
On entend bien plus fort la cascade qui gronde
Secouant le canot, la plume et puis la fronde,
Et chacun d’admirer l’adorable délit !

Dans ce bouillonnement les carpes sont aux anges,
Ne craignent le pêcheur ni le chant des mésanges,
Ayant déjà vécu toute une éternité !

Le chêne et le roseau désormais font trempette,
Et si l’on prend parfois la poudre d’escampette,
C’est pour laisser la place à ce décor hanté !

Annie

Le sonnet irrégulier : Hommage à Flormed.

Hommage à Flormed

Ô Flormed mon ami, ta douceur est un songe
Que je pose à la brune au bord de l’encrier,
Où des mots de silence à force de crier
Arrachent tous les fils du tissu d’un mensonge…

Dans ce monde cruel à qui donc se fier ?
Quant à moi j’ai choisi dans les pleurs de ton âme
D’en croquer tous les fruits aux senteurs de cinname ;
Il m’en faut tant et tant pour mieux versifier !

Au jardin de ton cœur mon cafard se repose,
J’y trouve une sagesse en costume de rose
Qui caresse un amour et lui donne la main.

Reçois donc aujourd’hui le cadeau de ma plume
Car nous ne savons pas ce que sera demain,
Et tu verras ce soir mon espoir qui s’allume.

Annie

La Bandollière :Le rouge-gorge.

 

Merci à mon maître et ami Flormed  pour cette mise en page !

 

 

Le rouge-gorge

Couleur de l’automne, il est revenu
Comme le gamin courant chez sa mère
Quand la liberté redevient amère,
Couleur de l’automne, il est revenu.

Couleur de l’automne, il n’attend plus rien
Pour sa gorge rouge et sa douce plume
Si ce n’est l’espoir que ma main rallume,
Couleur de l’automne, il n’attend plus rien.

Couleur de l’automne, il est bien poli,
En manteau de feu sur la neige blanche
Quand l’hiver venu porte sa palanche,
Couleur de l’automne, il est bien poli !

Annie

Le sonnet Marotique : Dans un monde en folie.

Dans un monde en folie

Aujourd’hui vivons-nous une autre barbarie ?
On viole et l’on tue entre deux coups du sort,
Tandis que la nature en un dernier ressort
Manifeste sa peine et hurle sa furie.

Certains quittent famille et l’indigne patrie,
Pensant trouver ailleurs, pour celui qui s’en sort,
La possibilité dans un nouvel essor,
De déguster qui sait ? Un zeste de fratrie.

Et le monde s’enflamme, est-ce à tort, à raison ?
Contre un gouvernement en haute trahison,
Contre un baiser chagrin, une main sur la fesse.

Si l’on cherche à tout prix un peu d’humanité,
C’est que l’on croit encore en une éternité,
Et pour l’enfant martyr qui partait à confesse…

Annie