Tous les articles par Annie Poirier

Quelques diplômes de nouveau !

A la suite des résultats du 50 ème concours international des ARTS et Lettres de France, j’ai eu la chance d’obtenir un premier prix du pantoum  pour « Mes richesses » ainsi qu’un troisième pour le sonnet pour : « Les rochers des pénitents » !

 

 

Mes richesses

Je n’aime plus les cathédrales
Elles sont faites pour les rois !
Le vent préfère les chorales
Au pied des plus modestes croix.

Elles sont faites pour les rois
Toutes les richesses du monde ;
Au pied des plus modestes croix
On voit de l’or couler dans l’onde.

Toutes les richesses du monde
Je les récolte pas à pas ;
On voit de l’or couler dans l’onde,
L’azur a de si beaux appas !

Je les récolte pas à pas
Les diamants de ma fortune !
L’azur a de si beaux appas :
– Reflets d’argent ou clair de lune ! –

Les diamants de ma fortune 
Je les devine au fil des eaux !
Reflets d’argent ou clair de lune,
Cueillez la paix dans les roseaux !

Je les devine au fil des eaux
Chantres des bois et pastourelles…
Cueillez la paix dans les roseaux
Chantez, dansez, les tourterelles !

Chantres des bois et pastourelles
Brillent au cœur de tes doux yeux.
Chantez, dansez, les tourterelles
Quand mon regard chérit les cieux !

Brillent au cœur de tes doux yeux
Mes rêves d’amours pastorales,
Quand mon regard chérit les cieux,
Je n’aime plus les cathédrales !

Annie

 

Les rochers des Pénitents

Comme des chevaliers sans arme ni monture,
S’ils guettent l’horizon ces muets repentants,
Ils attirent toujours, en dignes pénitents,
Le touriste ébahi par leur architecture.

On ne peut résister à la riche capture
De cet endroit magique aux contours déroutants
Dont on voudrait saisir les signes envoûtants
Que dessine sans bruit la divine nature…

A leurs pieds, le village, offre sur son plateau
Des rues en enfilade et tout l’or du coteau
Qui, fort de sa promesse, attise les cigales.

Sous un dais de poudingue on peut voir Saint Quentin,
Priant qu’un Marseillais ne lorgne ses sandales ;
Car c’est dans le pastis que naît le baratin !

Annie

Pour ce premier prix, les Éditions Flammes vives m’ont également décerné ce livre : « A Paris dans les pas des poètes » de Patrick Picornot.

 

Le rondinet : Mes roses.

 

 

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Mes roses

Mes roses en jupon
Pour un parfum unique
Ont froissé leur tunique ;
A moins qu’un vent fripon
Ait créé la panique
Pour en faire un pompon ?
Mes roses…

Aimant la botanique
Et le papier crépon,
J’ai cueilli leur poupon
Qui me faisait la nique !
Mes roses…

Annie

Le Carillon : Dans le monde des songes.

Dans le monde des songes

L’on s’endort chaque soir dans les bras d’une fée
En gaspillant le temps qui nous est imparti ;
Mais comment refuser l’invite de Morphée
Quand le corps est heureux de s’être assujetti ?

Tandis que la raison, dans un songe blotti,
Se laisse transporter par toute une cohorte
D’étranges messagers se pressant à la porte
De notre inconscient qui joue à l’abruti !

Le passé, le présent, voguent sur la mer morte
De nos anciens désirs enfin ressuscités ;
Pendant que nous dormons c’est l’âme qui les porte
Pour les conduire au port, -curieux invités !-

C’est ainsi que parfois au cœur d’une clairière
L’on voit le souvenir pousser la barrière
Pour danser avec nous sur un air bruineux.

Arrivent en renfort un flot de personnages,
Oh les drôles acteurs démontant les rouages
D’un bon ordre établi par un jour lumineux !

Le rêve a ses raisons qui ne sont pas les nôtres,
Faisant venir l’orage il nous envoie aux peautres
Et c’est le cauchemar qui s’amène haineux !

Annie

Le sonnet à kyrielle de Marlène : Des mercis en kyrielle.

 

Voici un sonnet à kyrielle que m’a dédié ma chère amie Marlène nous prouvant à nouveau son grand talent de poétesse du cœur. Merci  Marlène !

 

Des mercis en kyrielle


J’ai reçu d’une amie en contemplant la toile
Sur un sonnet en fleurs un hommage charmant
Depuis je suis ailleurs, ses vers me désarmant,
Mon cœur en fusion coule l’or d’une étoile

Afin de foudroyer la noirceur qui m’entoile

Quand la valse des jours prend un tour alarmant.
Contre la déraison toujours se gendarmant,
Mon cœur en fusion coule l’or d’une étoile,

De mèches de bonheur me fait une toison

Pour belliqueusement me soustraire au poison.
Mon cœur en fusion coule l’or d’une étoile

Filante, en des cieux lourds d’aberrations,

Mais certain de combler mes aspirations
Mon cœur en fusion coule l’or d’une étoile.

Marl’Aime, Poèmes de ma Vie – Sonnet à kyrielle 22/05/2018

La glose : Dans le petit matin.

Un GRAND MERCI à mon amie Marie pour cette sublime photo de l’une de ses roses !

Glose d’après les quatre vers de Ronsard, « Amours de Marie », 1556

« Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose,
En sa belle jeunesse, en sa première fleur,
Rendre le ciel jaloux de sa belle couleur,
Quand l’aube, de ses pleurs, au point du jour l’arrose ; »

Dans le petit matin

Dans le petit matin, à l’heure où tout repose,
Au travers du rideau, je guette, ensorceleur,
Un œil de chérubin qui m’offre sa chaleur
Comme on voit sur la branche, au mois de mai, la rose.

J’imagine un instant quelque lutin voleur
Qui marche en tapinois, frôlant ma maison rose ;
Il a dans mon jardin cueilli la primerose
En sa belle jeunesse, en sa première fleur !…

L’hortensia bleuté réveille sa pâleur,
Recoiffe ses chignons, secoue une ankylose
Faisant appel à Râ pour en apothéose
Rendre le ciel jaloux de sa belle couleur !

Et voilà que soudain tout renaît, tout explose !
L’oiseau quitte son nid, habile beau parleur,
Siffle le dahlia qui se fait enjôleur
Quand l’aube, de ses pleurs, au point du jour l’arrose !

Annie

Le sonnet français : Au bal du gai printemps.

Je dédie ce sonnet printanier à ma très chère amie Marlène car son bon cœur le mérite !

 

Au bal du gai printemps

Dans les champs de colza le soleil fait naufrage
Après avoir poudré les fleurs de mille tons :
Du bleu pour la pervenche et du jaune aux chatons ;
Chaque jour il reprend le fil de son ouvrage !

Primevères, coucous, acclament leur dorage,
L’élégante clochette ajuste ses boutons,
La marguerite offerte au regard des moutons
Enneige les prés verts d’un délicat mirage.

Accoudée au vieux mur, la glycine en panache,
Compagne d’un lilas, tel un vin de grenache,
Enivre la nature au bal du gai printemps.

Discret myosotis, au pied d’une églantine,
Applaudit en silence aux magiques instants
Quand la rose en bouton se montre un peu mutine !

Annie


Récital du samedi 12 mai 2018, 45ème Jeux Floraux de l’Essor Poétique de la Roche Sur Yon.

Hier 12 mai 2018, j’ai participé, ainsi que chaque année, aux jeux floraux de l’Essor poétique de la Roche sur Yon en Vendée et voici mes résultats ! Une journée de convivialité très agréable et quant à moi fort bien récompensée. Merci aux membres de cette association d’amis de la poésie !

Lien menant vers le site de mon éditeur si vous désirez en voir l’annonce.

http://editionsstellamaris.blogspot.fr/2018/05/nouvelle-salve-de-prix-litteraires-pour.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+LeBlogDesEditionsStellamaris+(Le+blog+des+Editions+Stellamaris)

 

Le sonnet à kirielle : A toi Caly mon adorable chien.

 

Pour toi Caly mon adorable chien

J’avais pris rendez-vous pour ton dernier voyage,
Car je ne savais pas que sous ton beau manteau
Ton petit cœur fragile allait subir l’étau
D’un malheureux destin ratant son aiguillage…

Mais hélas aujourd’hui je vis dans le sillage
De ton chaud souvenir entre enclume et marteau,
Tels ces pauvres damnés que l’on cloue au poteau
D’un malheureux destin ratant son aiguillage…

Ô mon doux animal, si gentil, si mignon !
Te voilà devenu le triste compagnon
D’un malheureux destin ratant son aiguillage…

Comment me résigner à ce cruel trépas ?
Chaque matin j’entends les nouveaux bruits de pas
D’un malheureux destin ratant son aiguillage…

Annie

Le sonnet à échos : Au bois de notre amour.

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Au bois de notre amour

Nous n’irons plus au bois traquer les herbes folles,
Les lilas sont coupés depuis trop de printemps,
N’y poussent aujourd’hui que les fleurs des instants
Dont l’envoûtant parfum enivre les corolles…

Tant que s’envoleront quelques notes frivoles
De nos pensers d’hier à l’automne accrochés,
Nos deux cœurs goûteront de plus sages péchés
Dont l’envoûtant parfum enivre les corolles…

Et quand viendra le temps des tranquilles paroles,
Nous resterons tous deux blottis dans notre amour,
Pour valser sur un rêve et cultiver l’humour 
Dont l’envoûtant parfum enivre les corolles !

Nous n’irons plus au bois traquer les herbes folles
Dont l’envoûtant parfum enivre les corolles…

Annie