Archives de catégorie : Animaux

Le sonnet français : Le champ aux pâquerettes.

Aquarelle de mon amie Marie-Luce 

Le champ aux pâquerettes

Oh, dis ! T’en souviens-tu du champ de pâquerettes
Où des moutons laineux broutaient les boutons-d’or ?
Le temps filait son temps avec un rouet d’or
D’où volaient à foison des notes guillerettes.

La nature en éveil appelait ses fleurettes
Pour les poser tout doux sur un nouveau décor,
Tandis que le soleil en haut d’un mirador
Taquinait de son dard les premières aigrettes.

S’échappaient des frissons, des talus, bourgeonnant,
Laissant s’évaporer un mélange étonnant
De senteurs de sous-bois, de parfums d’églantine.

Mais oui, tu t’en souviens ! C’est écrit sur l’oiseau,
L’aile du papillon, l’abeille qui butine
Et bercé par le vent dans le chant du roseau…

Annie

Le sonnet à rebours : Toi mon chat.

 

 

Tableau de mon ami poète Michel Doucet que je remercie du fond du cœur !

 

Toi mon chat !

 

Mais à quoi penses-tu figé dans ton silence ?
Tu feins de m’ignorer, si fier, comme un pacha !
T’en souviens-tu d’hier quand ton œil m’aguicha ?…

Mi-tigre, mi-copain, soignant ta nonchalance
Qu’attendais-tu de moi si ce n’est un câlin ?
De nous deux tu croyais être le plus malin !

En entrant dans ton jeu, j’ai freiné ma tendresse
Et toi, mine de rien, de tes pas gracieux,
Tu t’approchas plus près, l’œil révérencieux
Pour déguster déjà la future caresse…

J’ai suivi ton manège et ta fausse paresse
Lorsque soudainement, d’un bond audacieux
Tu visas mes genoux, un rien prétentieux,
Pour m’accorder enfin mon titre de maîtresse !

Annie

Le sonnet à kirielle : A toi Caly mon adorable chien.

 

Pour toi Caly mon adorable chien

J’avais pris rendez-vous pour ton dernier voyage,
Car je ne savais pas que sous ton beau manteau
Ton petit cœur fragile allait subir l’étau
D’un malheureux destin ratant son aiguillage…

Mais hélas aujourd’hui je vis dans le sillage
De ton chaud souvenir entre enclume et marteau,
Tels ces pauvres damnés que l’on cloue au poteau
D’un malheureux destin ratant son aiguillage…

Ô mon doux animal, si gentil, si mignon !
Te voilà devenu le triste compagnon
D’un malheureux destin ratant son aiguillage…

Comment me résigner à ce cruel trépas ?
Chaque matin j’entends les nouveaux bruits de pas
D’un malheureux destin ratant son aiguillage…

Annie