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Le sonnet ïambique : Le silence des fleurs.

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Le silence des fleurs

Je préfère conter les fleurs et leur silence
Plutôt que l’être humain
Quand il brasse de l’air avec cette insolence
D’indigne vieux gamin !

J’en cueille la beauté que leur tige balance
Pour me tendre la main,
C’est ma façon de fuir le laid, la violence
Qui croisent mon chemin.

Pardonnez quelques pleurs face au dernier pétale
D’une rose en chiffon ;
Elle avait oublié, l’innocente vestale,

Le nuage griffon,
Le puceron gourmand d’une beauté fatale
Et ce monde bouffon !

Annie

Le sonnet à clausules : Les moineaux du matin.

 

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Merci cher Flormed  pour nous avoir fait connaître cette forme de sonnet et merci pour la mise en page de mon poème !

Les moineaux du matin

Les moineaux du matin, dessous la verte branche,
Frétillent de plaisir, se gavent de bonheur ;
De ce tableau vivant je me fais moissonneur,
J’en croque chaque jour une nouvelle tranche !

Mon rêve omniprésent, derrière eux se retranche ;
Comment ne pas sourire à ce camp butineur ?
Vermisseaux, brins de paille et qu’importe l’honneur !
Car avides de tout, ont la gaîté bien franche,
Les moineaux du matin !

Une bagarre éclate entre deux chenapans,
Là je dois avouer que mes pauvres tympans
N’étaient pas encor prêts pour la feinte querelle !

Aussi malins que vifs, ils sont déjà partis…
Je vois à mon bosquet couvert de plumetis
Que demain reviendront mimer la chanterelle,
Les moineaux du matin !

Annie

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Quatrains à rime serpentine : Caprice d’août.

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Caprice d’août

Est-ce déjà l’automne ?
Je songe et je m’étonne,
Le temps facétieux
Fait chavirer les cieux.

Le soleil se dérobe,
A quoi bon cette robe ?
Mon regard sourcilleux
Fait appel aux aïeux !

L’oiseau rase la terre,
Quel est donc ce mystère ?
Vous vous plaignez messieurs
De vos sols rocailleux ?…

Ce mois d’août est mensonge,
Il s’amuse et me plonge
Dans un rêve oublieux
De ce jour pluvieux !

Annie

Le sonnet à rimes alternées de Flormed : Fanny.

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Fanny

L’éventail à sa main de gitane d’hier
Reflète les éclairs de son sourire d’ange.
Son regard spécieux rythme les vibrements
Du bel objet perlé qui frissonne sans cesse.

Pensez que cette nymphe au geste pur et fier
Ferait s’en régaler la divine phalange
Des saints et des pieux qui, leurs roucoulements,
Dédieraient, de bon cœur, à cette chanoinesse.

Le flamenco revit. Carmen, reviens, reviens !
Tu verras, de tes yeux, ton art en train d’éclore
Au jardin de Fanny sous le beau ciel français.

Oui, tu verras fleurir des gestes olympiens
Que n’eut jamais connus, de Cadix, le folklore.
Va, beauté, tu sauras recueillir le succès.

Flormed

Un grand merci à mon ami  Flormed  pour ce sonnet dédié à ma fille Fanny ! Elle et moi sommes très touchées.

Le sonnet curtal par mon ami Flormed : Vendée, source de lumière.

En écho à mon dernier poème, « Vendée, terre d’emprunt »,  un autre sonnet curtal que m’offre mon ami de plume et maître de prosodie  Flormed . Ah que j’aurais aimé l’écrire ! BRAVO et MERCI !

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Vendée, source de lumière.

Ô source de lumière et de vergers en fleurs !
En ton sein chaleureux, j’ai trouvé le beau gîte
Où mon cœur a vécu de sublimes valeurs.

J’avais élu ton vert parmi plusieurs couleurs
Afin de consoler ce trouble qui m’agite,
Puis je suis revenue au logis, l’âme en pleurs.

N’avons-nous pas subi maints conflits inutiles?
Mais l’esprit resté sain, loin des soupirs futiles,
A blasonné ton sceau.

Je t’aime tant et plus ; mais, ô seconde mère,
La vie a ses devoirs ; et même douce-amère
Me rappelle au berceau…

Mohammed Zeïd

Le sonnet français : Les Rochers des Pénitents.

Le village des Mées doit sa renommée aux étranges rochers qui se dressent en haut de la commune.
On les a appelés les Pénitents en raison de leur silhouette très caractéristique rappelant des moines à cagoule.

D’après la légende, ils représentent les moines de la Montagne de Lure pétrifiés par Saint Donat au temps des invasions sarrazines car ils s’étaient épris de belles jeunes femmes Mauresques ramenées d’une croisade par un seigneur.

A l’époque médiévale, la ville était encore fermée par un rempart dont on ne voit plus que des vestiges, les portes St-Christol, Baudouine, et Bertrand de Bras.

La commune des Mées est réputée pour sa culture d’huile d’olive récompensée plusieurs fois pour sa haute qualité.

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A vous de deviner ce qui fait l’originalité de cette photo !

 

Les rochers des Pénitents

Comme des chevaliers sans arme ni monture,
S’ils guettent l’horizon ces muets repentants,
Ils attirent toujours, en dignes pénitents,
Le touriste ébahi par leur architecture.

On ne peut résister à la riche capture
De cet endroit magique aux contours déroutants
Dont on voudrait saisir les signes envoûtants
Que dessine sans bruit la divine nature…

A leurs pieds, le village, offre sur son plateau
Des rus en enfilade et tout l’or du coteau
Qui, fort de sa promesse, attise les cigales.

Sous un dais de poudingue on peut voir Saint Quentin,
Priant qu’un Marseillais ne lorgne ses sandales ;
Car c’est dans le pastis que naît le baratin !

Annie