Archives pour la catégorie Poèmes amis

Au souffle d’Éole par mon amie Claudine Guichenet.

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Au souffle d’Éole

Dans le sein de ma couche à la trame fleurie
J’entends tomber la pluie au toit de la maison.
Et l’orage qui gronde imite la furie
D’une clameur intense à travers la cloison.

Le vent sans barbelés s’infiltre sous la tuile
Hurlant avec constance, apeure les oiseaux.
Il souffle à perdre haleine au fil d’une mer d’huile
Qui subit la colère en faisant des rouleaux.

S’apaise doucement le tambour du tonnerre,
Son courroux se disperse et conclut le ballet.
Les franges du silence ensommeillent la terre,
C’est l’instant d’une pause au délicat duvet .

En mon terrier intime à l’heure vespérale,
Je me laisse bercer pour savourer la paix,
Car l’épure d’un rêve en cette nuit astrale
Transforme l’existence amoindrissant les faix.

Claudine Guicheney

Janvier 2016

Le sonnet à rimes alternées de Flormed : Fanny.

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Fanny

L’éventail à sa main de gitane d’hier
Reflète les éclairs de son sourire d’ange.
Son regard spécieux rythme les vibrements
Du bel objet perlé qui frissonne sans cesse.

Pensez que cette nymphe au geste pur et fier
Ferait s’en régaler la divine phalange
Des saints et des pieux qui, leurs roucoulements,
Dédieraient, de bon cœur, à cette chanoinesse.

Le flamenco revit. Carmen, reviens, reviens !
Tu verras, de tes yeux, ton art en train d’éclore
Au jardin de Fanny sous le beau ciel français.

Oui, tu verras fleurir des gestes olympiens
Que n’eut jamais connus, de Cadix, le folklore.
Va, beauté, tu sauras recueillir le succès.

Flormed

Un grand merci à mon ami  Flormed  pour ce sonnet dédié à ma fille Fanny ! Elle et moi sommes très touchées.

Le sonnet curtal par mon ami Flormed : Vendée, source de lumière.

En écho à mon dernier poème, « Vendée, terre d’emprunt »,  un autre sonnet curtal que m’offre mon ami de plume et maître de prosodie  Flormed . Ah que j’aurais aimé l’écrire ! BRAVO et MERCI !

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Vendée, source de lumière.

Ô source de lumière et de vergers en fleurs !
En ton sein chaleureux, j’ai trouvé le beau gîte
Où mon cœur a vécu de sublimes valeurs.

J’avais élu ton vert parmi plusieurs couleurs
Afin de consoler ce trouble qui m’agite,
Puis je suis revenue au logis, l’âme en pleurs.

N’avons-nous pas subi maints conflits inutiles?
Mais l’esprit resté sain, loin des soupirs futiles,
A blasonné ton sceau.

Je t’aime tant et plus ; mais, ô seconde mère,
La vie a ses devoirs ; et même douce-amère
Me rappelle au berceau…

Mohammed Zeïd

Le pantoum par Marl’aime : Amitié de plume.

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Amitié de plume

Aux poètes du cœur, j’écris spécialement
Sa plume sait charmer autant que Baudelaire,
La nature, elle rime, auprès d’une stellaire,
Un lac, un pinson ou, un berger allemand.

Sa plume sait charmer autant que Baudelaire,

Lorsque ses mots exquis nous décrivent gaiement
Un lac, un pinson ou, un berger allemand,
C’est frais et bienfaisant comme une eau micellaire.

Lorsque ses mots exquis nous décrivent gaiement

Les fruits de sa passion, son souffle s’accélère, 
C’est frais et bienfaisant comme une eau micellaire,
Ses beaux vers sont primés, lors nul ne le dément.

« – Les fruits de sa passion ! », son souffle s’accélère, 

Ferons-nous bon accueil à son œuvre en l’aimant ?
Ses beaux vers sont primés, lors nul ne le dément
– « Mon Annie, as-tu peur ? Ta grâce est gémellaire ! »

Marl’Aime, Poèmes de ma Vie – Pantoum 14/06/2017

 Merci à mon amie de plume  Marl’Aime d’avoir composé pour moi ce pantoum que je partage avec vous car son geste amical m’a énormément touchée. Merci chère Marlène !

 

 

 

 

« Depuis belle lurette » de mon amie Claudine Guicheney.

J’ai rencontré Claudine Guicheney à l’occasion des jeux floraux de la Roche sur Yon auxquels elle participe et j’apprécie énormément sa belle plume. Elle a gagné maints concours et son talent n’est plus à prouver ainsi que son extrême gentillesse. Merci Claudine pour ce poème qui embellit cette page de mon blog !

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Depuis belle lurette

J’ai perdu mes vingt ans depuis belle lurette…
Mais il faut espérer vivre encore longtemps
Pour composer des vers, danser au bal musette,
Profiter du présent sans compter ses printemps.

Je n’ai plus taille fine et teint de porcelaine
En ces ans révolus sur le calendrier
De face ou de profil c’est la même rengaine
Lorsque mon vil miroir s’amuse à parodier.

Je suis ce troubadour sur les chemins de l’âge
Cueillant petits bonheurs tout au long des saisons.
Les effluves de vie enchantent le voyage
Sur l’écorce terrestre aux divers horizons.

En sursis d’existence au seuil du crépuscule
Les moires de la nuit font frémir l’être humain !
L’on ne ralentit pas le temps qui s’accumule
Car les astres du ciel déterminent demain.

Claudine Guicheney

Langon 24 mars 2015

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Joyeux Noël par Jean-Paul Magois.

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Je vous laisse quelque temps avec ce très beau poème d’un ami de plume, Monsieur Jean-Paul Magois  ( Président de l’Essor poétique de la Roche sur Yon, Vendée ) que je remercie du fond du cœur.

Joyeux Noël à tous et toutes et à bientôt dès que possible car internet va être coupé à l’occasion de mon déménagement.

Noël

Noël est un soulier dans une cheminée,
Une tendre chaleur qui nous colore l’âme,
Et brille dans le ciel, seule petite flamme
Pour réchauffer l’hiver la froide maisonnée.

 Puis il devient plus doux au fil de chaque année
O sublime cadeau du tout début d’un drame,
Il allume le feu dans l’odorant dictame,
Instant par qui l’Enfant est l’Espérance née.

 Que la crèche est étroite et que le monde est grand !
La fête est un sourire en perle précieuse.
Qui donne grande joie au cœur, silencieuse.

L’éclair dans l’écheveau de notre éternité
Vient dénouer le fil du sage tisserand
Pour n’être plus qu’Amour, Paix et Fraternité.

Jean-Paul Magois

 

Le roundel par Flormed : A Annie.

Merci  Flormed pour ce  bout-rimé de mon roundel que tu m’as dédié et qui me touche au plus haut point !

 

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A Flormed

Si j’étais une fleur que ton bon cœur arrose
De l’encre d’une plume à la douce couleur,
Pour toi, je choisirais la robe d’une rose,
Si j’étais une fleur.

J’ôterais chaque épine et cueillerais ce pleur
Qui sommeille en secret dans une primerose
Au jardin de ton âme où gît une douleur.

Pour chasser le bourdon de chaque jour morose,
J’implorerais le ciel et le merle siffleur
D’appeler ce printemps qui voit la vie en rose.
Si j’étais une fleur.

Annie