Archives de catégorie : Poèmes

Le bout rimé : Hommage à Flormed…

A la suite de mon sonnet « Hommage à Flormed », celui-ci m’a offert ce très beau rebond en bout rimé. Merci et bravo cher Flormed !

 

 

 

Hommage à Flormed

Ô Flormed mon ami, ta douceur est un songe
Que je pose à la brune au bord de l’encrier,
Où des mots de silence à force de crier
Arrachent tous les fils du tissu d’un mensonge…

Dans ce monde cruel à qui donc se fier ?
Quant à moi j’ai choisi dans les pleurs de ton âme
D’en croquer tous les fruits aux senteurs de cinname ;
Il m’en faut tant et tant pour mieux versifier !

Au jardin de ton cœur mon cafard se repose,
J’y trouve une sagesse en costume de rose
Qui caresse un amour et lui donne la main.

Reçois donc aujourd’hui le cadeau de ma plume
Car nous ne savons pas ce que sera demain,
Et tu verras ce soir mon espoir qui s’allume.

Annie

Notre lien, Annie, est un féerique songe
Dont le roseau, baisant en douceur l’encrier,
Éclaire le parcours des yeux aimant crier
Merveille, par amour des rimes sans mensonge.

Le jour où nos esprits avaient dû se fier
À Boileau, son bel Art fut l’élixir dont l’âme
S’enivra pour en faire à jamais son cinname,
Son exquis marasquin pour bien versifier !

Que notre inspirateur et guide, en paix, repose !
Je m’en vais, chaque soir, baigner, à l’eau de rose,
Sa luisante épitaphe, un encens à la main.

Grâce à lui, mon calame, allié de ta plume,
A pu forger des vers qui seront lus demain,
Par nos petits enfants. Que ton bougeoir s’allume  !

M.Z…

 

 

 

Le sonnet irrégulier : Automne en bord de Sèvre.

Merci à mon maître et ami, Flormed, pour cette superbe et magique mise en page !

Automne en bord de Sèvre

On ne voit plus danser les rochers de la Sèvre
Avec leurs nez pointus, ainsi que des dauphins
Tout heureux d’accueillir nymphes et séraphins
Quand l’étoile du soir apaise un peu la fièvre…

Désormais la rivière a recouvert son lit,
On entend bien plus fort la cascade qui gronde
Secouant le canot, la plume et puis la fronde,
Et chacun d’admirer l’adorable délit !

Dans ce bouillonnement les carpes sont aux anges,
Ne craignent le pêcheur ni le chant des mésanges,
Ayant déjà vécu toute une éternité !

Le chêne et le roseau désormais font trempette,
Et si l’on prend parfois la poudre d’escampette,
C’est pour laisser la place à ce décor hanté !

Annie

Le sonnet irrégulier : Hommage à Flormed.

Hommage à Flormed

Ô Flormed mon ami, ta douceur est un songe
Que je pose à la brune au bord de l’encrier,
Où des mots de silence à force de crier
Arrachent tous les fils du tissu d’un mensonge…

Dans ce monde cruel à qui donc se fier ?
Quant à moi j’ai choisi dans les pleurs de ton âme
D’en croquer tous les fruits aux senteurs de cinname ;
Il m’en faut tant et tant pour mieux versifier !

Au jardin de ton cœur mon cafard se repose,
J’y trouve une sagesse en costume de rose
Qui caresse un amour et lui donne la main.

Reçois donc aujourd’hui le cadeau de ma plume
Car nous ne savons pas ce que sera demain,
Et tu verras ce soir mon espoir qui s’allume.

Annie

La Bandollière :Le rouge-gorge.

 

Merci à mon maître et ami Flormed  pour cette mise en page !

 

 

Le rouge-gorge

Couleur de l’automne, il est revenu
Comme le gamin courant chez sa mère
Quand la liberté redevient amère,
Couleur de l’automne, il est revenu.

Couleur de l’automne, il n’attend plus rien
Pour sa gorge rouge et sa douce plume
Si ce n’est l’espoir que ma main rallume,
Couleur de l’automne, il n’attend plus rien.

Couleur de l’automne, il est bien poli,
En manteau de feu sur la neige blanche
Quand l’hiver venu porte sa palanche,
Couleur de l’automne, il est bien poli !

Annie

Le sonnet Marotique : Dans un monde en folie.

Dans un monde en folie

Aujourd’hui vivons-nous une autre barbarie ?
On viole et l’on tue entre deux coups du sort,
Tandis que la nature en un dernier ressort
Manifeste sa peine et hurle sa furie.

Certains quittent famille et l’indigne patrie,
Pensant trouver ailleurs, pour celui qui s’en sort,
La possibilité dans un nouvel essor,
De déguster qui sait ? Un zeste de fratrie.

Et le monde s’enflamme, est-ce à tort, à raison ?
Contre un gouvernement en haute trahison,
Contre un baiser chagrin, une main sur la fesse.

Si l’on cherche à tout prix un peu d’humanité,
C’est que l’on croit encore en une éternité,
Et pour l’enfant martyr qui partait à confesse…

Annie

Le Rondeau : Le ciel.

Merci cher Flormed pour cette mise en page de mon Rondeau !

Le ciel

J’aime le ciel et ses nuages,
Comme ils sont doux, comme ils sont sages
Lorsque le pâtre et ses moutons
S’en vont rejoindre les santons,
Fiers héritiers du fond des âges !

Parfois s’invitent des orages
Pour appuyer tous nos présages,
Car chacun sait que les dictons
Se sont nourris de commérages !
J’aime le ciel.

C’est la montagne et ses laçages
Aux cols râpés par mille usages ;
Ce peuvent être les festons,
Tous les froufrous et les boutons
De la lune et de ses corsages !
J’aime le ciel !

Annie

Le Trivers Hugolien : Adieu septembre.

Photo de mon amie Christiana 

Adieu septembre

Déjà s’en va septembre, et le ciel qui moutonne
Nous prouve désormais que s’installe l’automne
En costume de brume et joli galurin !

De son panier d’osier débordent des noisettes,
Et son dos s’arrondit sous le poids des musettes
D’où s’écoule un nectar à l’éclat purpurin…

Comme il a l’air heureux, chaussé de ses galoches,
Saluant à la fois un escadron de loches
Et le dernier rayon d’un soleil suzerain !

Annie

Le sonnet français en octosyllabes : Deuil national.

 

Merci mon ami Flormed pour cette mise en page !

 

Deuil national

Ils sont venus, ils sont tous là
Les gens nantis de la planète,
Car l’un des leurs sans clarinette
S’en va rejoindre l’au-delà…

Chacun se tait, plus de bla-bla,
On se promet de vivre honnête.
Lorsque le ciel fait place nette,
Mieux vaut calmer la bamboula !

Puis on reprend sa politique,
En oubliant la belle éthique,
Et le parjure, évidemment !

Et la bagarre recommence,
La place est bonne assurément !
Adieu promesses et romance !

Annie