Le sonnet français : Autre époque, autre temps.

Autre époque, autre temps !

Ne gagner que trois sous pour vaquer à l’ouvrage
Pendant que ces messieurs rêvent d’être rentiers,
Voilà comment l’on perd les plus jolis métiers
Exigeant savoir-faire et beaucoup de courage !

Jadis ne disait-on, labour et pâturage
Font de notre pays les meilleurs héritiers ?
Ceux-là cultivaient l’or loin des plus beaux quartiers
Où la valeur se fond dans le creux d’un mirage…

Aujourd’hui chacun veut le beurre et son argent,
Quant à la qualité n’est-il pas affligeant
De la voir se noyer dans une mer immonde ?

Ainsi va notre époque accélérant le temps,
Mais saurons-nous toujours ciseler les printemps
Si nous courons après l’hiver de notre monde ?

Annie

24 réflexions sur « Le sonnet français : Autre époque, autre temps. »

  1. Mais Dieu que ces deux mains sont de toute beauté !
    Il le fallait vraiment sous ce sonnet splendide
    Pour que ton travail d’art ne soit pas saboté !
    Aux vertus du labeur je veux rester candide !

    Bonsoir Annie,
    Je suis enthousiasmée par le fond et la forme, je valide à mille pour cent , comme Marie, ces rimes de la raison que tu fais si bien sonnet !
    Je t’embrasse bien fort

    1. Bonsoir Marlène et merci d’avoir agité ta baguette de bonne fée ! Oui j’ai oublié de vous répondre ici !!!
      Je connais bien cet artisan qui travaille si joliment ! Merci d’avoir apprécié le tout !
      Gros bisous.
      Annie

    1. Bonsoir Martine et pardon pour le retard à te répondre, un vilain oubli !
      Je me doute que ta sœur doit faire de bien belles choses, c’est de l’art !
      Gros bisous.
      Annie

    1. Bonsoir Sedna,
      Que de beaux métiers abandonnés ! Il faut aller vite et la mode se démode encore plus vite !
      Merci Sedna et mes amitiés.
      Annie

  2. En marchant sur la tête
    on n’emplit mal ses poches
    l’artisanat est un art
    qui lui emplit les cœurs
    le choix est délicat
    si l’on ne pense qu’à soi

    le monde tourne à l’envers
    l’homme n’est pas si bête
    un beau jour il remettra
    toutes les pendules à l’heure
    pour que de notre terre
    jaillisse le bonheur !

  3. Voila un sonnet qui colle à notre époque, j’aime cette interrogation
    (Mais saurons-nous toujours ciseler les printemps
    Si nous courons après l’hiver de notre monde ?)
    Merci pour ce partage.
    Amitié poétique.
    Pierre.

    1. Bonjour Pierre,
      J’avais écrit ce sonnet certainement à l’occasion de manifestions sociales, mais il est de plus en plus d’actualité en effet !
      Merci pour ton sympathique commentaire et bisous.
      Annie

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