Archives mensuelles : février 2020

Le sonnet marotique : triste monde.

Triste monde

Quel est donc ce démon qui se moque et s’amuse
De notre pauvre monde, aux êtres insoumis,
N’ayant ni foi ni loi, tel un banc de fourmis,
Courant après le gain tandis que l’esprit muse ?

A-t-il les pieds crochus et la bouche camuse
Qu’il craint de se montrer, après avoir commis
Les pires faits divers chaque jour retransmis
Par l’actualité qui fait rager ma muse ?

Si ma plume demeure au bord de l’encrier,
C’est qu’elle se sent lasse à force de crier
Sur la bêtise humaine et la terre en détresse.

Pourtant, que de beautés restent à découvrir,
Ou bien à protéger avant que de nourrir
Tous les pièges tendus par une immonde presse !

Annie

 

 

Sonnet curtal à deux plumes : Cher Valentin.

 

BLOG EN PAUSE

 

Merci chère Marlène  pour avoir composé avec moi ce sonnet curtal à l’occasion de la saint Valentin !

Merci à Christiana pour m’avoir permis d’emprunter sa superbe sculpture !

Cher Valentin

Ô mon doux Valentin, je te supplie aimante,
N’attends pas le rappel sur un calendrier,
Car c’est dans l’imprévu que l’amour s’agrémente.

N’entends-tu pas le cœur de ta fidèle amante
Qui ne bat que pour toi, tel un fier destrier,
Galopant à l’assaut de ta rive clémente ?

De l’aube au crépuscule escaladons le temps,
Sans cesser en chemin de cueillir nos instants
De tendresse.

Dans notre beau jardin nous avons tant de fleurs ,
Le bonheur ne s’achète, emballé de couleurs,
Il se tresse !

Marlène et Annie

Le Roundel : Jeunesse solitaire.

Jeunesse solitaire

Ai-je donc inventé ces jours de solitude
Qu’alors je remplissais en plein cœur de l’été
De rêves fabuleux liés à l’habitude ?
Ai-je donc inventé ?

Légère et court vêtue, en toute honnêteté,
Je berçais vaillamment ma tendre quiétude
Et m’offrais au plaisir d’un soleil entêté !

Ses doigts industrieux prenant de l’altitude
Tricotaient mon bonheur et ma belle santé
Tandis que j’enfilais sa douce servitude…
Ai-je donc inventé ?

Annie