Archives mensuelles : avril 2020

La Schaltinienne double et à refrain, à deux plumes : Le cri des poètes.

 

Le cri des poètes

Petits bouts de rayon du cercle des poètes
Nous avons à l’esprit par nos plumes, scellé,
Un Éden trop vital pour être révélé,
Notre monde est ailleurs au dessus de vos têtes.

Lisez-nous quelquefois, vous serez bien surpris
De nous voir dorloter la moindre des clochettes,
Ou pleurer de chagrin lorsque le ciel est gris…

La douleur ou la joie emplissent nos rivières,
Mais quand la destinée engendre des civières,

Le silence est souvent le plus fort de nos cris !

Nos mots, nous les portons comme des amulettes,
Tout près de notre cœur au seuil d’être fêlé,
Vous saurez que le verbe est un chemin mêlé,
D’ortie et de chiendent, de douces violettes !

Nous aimons en ballade, au vent des incompris,
Notre muse implorer : « Souffle quand tu souhaites ! »
Jusqu’à temps d’estimer nos tourments amaigris.

Car nous vivons ainsi, riches de nos prières
Que, naïfs, nous lançons au-delà des frontières ;

Le silence est souvent le plus fort de nos cris !

Marlène et Annie

 

 

MERCI et bravo chère Marlène !