La Schaltinienne double et à refrain, à deux plumes : Le cri des poètes.

 

Le cri des poètes

Petits bouts de rayon du cercle des poètes
Nous avons à l’esprit par nos plumes, scellé,
Un Éden trop vital pour être révélé,
Notre monde est ailleurs au dessus de vos têtes.

Lisez-nous quelquefois, vous serez bien surpris
De nous voir dorloter la moindre des clochettes,
Ou pleurer de chagrin lorsque le ciel est gris…

La douleur ou la joie emplissent nos rivières,
Mais quand la destinée engendre des civières,

Le silence est souvent le plus fort de nos cris !

Nos mots, nous les portons comme des amulettes,
Tout près de notre cœur au seuil d’être fêlé,
Vous saurez que le verbe est un chemin mêlé,
D’ortie et de chiendent, de douces violettes !

Nous aimons en ballade, au vent des incompris,
Notre muse implorer : « Souffle quand tu souhaites ! »
Jusqu’à temps d’estimer nos tourments amaigris.

Car nous vivons ainsi, riches de nos prières
Que, naïfs, nous lançons au-delà des frontières ;

Le silence est souvent le plus fort de nos cris !

Marlène et Annie

 

 

MERCI et bravo chère Marlène !

18 réflexions sur « La Schaltinienne double et à refrain, à deux plumes : Le cri des poètes. »

  1. De ta grande bonté je te suis redevable,
    Sans compter les leçons que je tire au tournant
    D’éviter les sentiers hors piste en séjournant
    Dans ton charmant boudoir, choeur de ton art affable.

    Bonsoir Annie,
    Et de trois ! Je me sens fière en le lisant ici sur ton blog, mais je ne réalise pas tout de suite en fait, c’est après plusieurs relectures que j’arrive à m’approprier notre création. Encore toute ma gratitude.
    Je t’embrasse bien fort

    1. Marlène bonsoir,
      C’est moi qui te remercie de cette participation commune à nos deux plumes !
      Je t’embrasse aussi avec amitié.
      A bientôt pour une nouvelle forme !
      Annie

  2. Un très beau poème à 4 mains où je découvre le mot shaltinienne que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam. Je me sens de plus en plus nulle avec mes poèmes tout simples, cris du coeur qui n’ont aucune appartenance à quelque style de poésie. Mais en même temps je les aime bien mes cris du coeur car ils sont moi.
    Bravo mesdames pour ce duo.
    Je vous embrasse toutes les deux

    1. Bonsoir Marie,
      Ne te sens pas nulle car tu ne l’es pas Marie, voyons ! A chacune son style, il n’y pas d’obligation pour du pur classique ! Tu écris très bien.
      Merci de tout cœur.
      Je t’embrasse.
      Annie

  3. Bravo pour l’exercice.. ce duo reflète mon état d’esprit. Les mots sont notre seule arme et je continuerai à les utiliser pour occuper le silence mais aussi pour le rompre.

  4. Très beau duo, merci à vous deux, une magnifique partie de ping-pong poétique qui résonne comme une mélodie sur nos jours sombres… Vos rayons de soleil sont communicatifs, les muses bien éveillées gardent toutes portes ouvertes sur les sentiers de la complicité.
    Très sincèrement bravo !

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