Sonnets à kyrielle avec un ami poète, suite.

Repoussoir

Hélas, tout mon espoir ternit et puis s’affaisse,
Votre lettre Madame, est mon grand désespoir
Et mon âme déçue, embossée au butoir,
Tant votre atermoiement trop exigeant me blesse.

Comment puis-je chanter sans vous mettre en détresse
Car ma voix de fausset est un vrai repoussoir
Qui ne pourrait hélas, votre cœur, émouvoir
Tant votre atermoiement trop exigeant me blesse.

Je ne verrai jamais le ciel de votre lit
Et voilà tout à coup mon désir ramolli
Tant votre atermoiement, trop exigeant me blesse.

Mais c’est avec regret que j’attendrai l’été
Afin de rêver à votre décolleté,
Tant votre atermoiement trop exigeant me blesse.

Capricorne

Encouragements

Mais pourquoi pensez-vous être si décevant ?
Écoutez cet oiseau dont la voix nous étonne,
Il n’est pas rossignol et pourtant il chantonne !
Donnez moi votre main et partons de l’avant !

Rejoignez moi ce soir, je serai sous l’auvent,
Mais ne tardez pas trop, voici venir l’automne,
Et je crains d’avoir froid sous ce ciel qui moutonne !
Donnez moi votre main et partons de l’avant !

Si chanter vous fait peur, pour une valse lente,
Ah vous m’obligeriez à me faire galante !
Donnez moi votre main et partons de l’avant !

Quand vous m’enlacerez, je ne serai farouche,
Peut-être aurez vous droit au parfum de ma bouche…
Donnez moi votre main et partons de l’avant !

Annie

 

22 réflexions sur « Sonnets à kyrielle avec un ami poète, suite. »

  1. Bonjour Annie,
    Ces Sonnets à kyrielle sont très beaux ! Et tes « encouragements » très sensuels !
    Nul doute que ton ami poète n’y sera pas insensible (sourire).
    Je te taquine Annie , mais te souhaite une belle fin de semaine;
    Je t’embrasse
    Dominique

    1. Bonsoir Dominique,
      Merci pour ce charmant compliment !
      Nous avons tous deux donc, bien joué le jeu !!!
      Je t’embrasse.
      Annie

  2. Un très bel écho une fois de plus à laquelle je suis d’autant plus sensible que je ne sais pas faire. C’est très coquin et j’aime bien cette poésie « d’amour courtois ». A présent on est plutôt dans le « et toi, tu couches? », nettement moins poétique et fleuri. Je t’embrasse, félicitations à vous deux.

    1. Bonsoir marie,
      J’espère que tu vas bien ?…
      Oh non nous sommes loin de ce que tu dis car en fait on ne se connaît pas !!! C’est le plaisir d’écrire de la poésie qui nous rapproche !
      Je t’embrasse.
      Annie

    1. Bonsoir Béatrice,
      Ne sois pas surprise, je ne peux toujours pas ouvrir les liens sur blogever…
      Ce qui m’occasionne des soucis sur certains très importants…
      Merci d’avoir apprécié nos deux plumes !
      Je t’embrasse.
      Annie

  3. Si jamais deux sans trois est la règle ordinaire
    Je veux bien la changer en jamais huit sans neuf
    Pour lire vos duos beaux comme le Pont-Neuf
    Exprimant en doux vers leur fougue imaginaire.

    Bonsoir chère Annie,
    Vraiment quel talent ! A quand votre pièce ? Cela mérite d’aller plus loin, d’être déclamé sur des planches avec de beaux costumes d’époque et je l’écris très sérieusement. Je vous applaudis tous les deux avec ferveur.
    Je t’embrasse

    1. Bonsoir Marlène,
      Grâce à toi je vais rattraper mes retards, car sinon vous n’auriez pas eu de réponse je crois !
      Tu avais raison pour « jamais deux sans trois » !!! Et même quatre !!!
      Merci, merci et gros bisous.
      Annie

  4. Une jolie symbiose de deux plumes trempées dans l’encre de la poésie c’est ici que s’arrête mon talent de poète 😉

    1. Bonsoir Gérard,
      On en est au même point depuis ton passage… Quelle triste histoire qui oblige à rêver d’une autre existence !
      Je t’embrasse.
      Annie

    1. Bonsoir Martine et pardon pour le retard à répondre j’avais oublié !
      Je t’embrasse aussi, hélas, de plus en plus de loin !
      Annie

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