Le sonnet alterné : Rêve mystérieux.

 

Rêve mystérieux

Je fais bien trop souvent ce rêve très étrange
Qui m’amène à revoir mon ancienne maison…
Ce souvenir sans fin m’assomme et me dérange,
L’inconscient sans doute anime ma raison !

Combien de temps encor vais-je hanter la grange,
Où nous rangions le bois à la morte saison,
Plutôt que ma chambrette au doux parfum d’orange ?

J’ai beau vouloir franchir la porte du couloir,
Tout est mystérieux, je respire avec peine…
L’ écheveau se complique, à mon grand désespoir !
Un bien grand changement se rajoute à ma peine…

Mais que font tous ces gens qui parlent sans me voir ?
Vite il me faut partir en refermant le pêne
Afin de retrouver mon calme et mon boudoir !

Annie

13 réflexions sur « Le sonnet alterné : Rêve mystérieux. »

  1. Avant que de rêver le sommeil doit venir
    Et le marchand de sable a oublié mon gîte
    Depuis de très longs mois mais je dois convenir
    Que passant par chez toi lors ma muse s’agite…

    Bonsoir Annie,
    Pas de Morphée en vue et je viens de recevoir ta newsletter pour ce sublime sonnet alterné alors je ne peux attendre demain pour t’écrire mes compliments autrement les remords vont m’assaillir toute la nuit.
    Gros bisous et Bon week-end de l’Ascension

  2. Coucou Annie. Les souvenirs nous hantent et nous inspirent aussi. Délicieux poème comme je les aime. Pour ce qui me concerne, tu ne liras plus les miens, j’ai supprimé mon blog poésie. Ras le bol de tellement de choses que je suis parfois à deux doigts de supprimer aussi mon site photos. Je t’embrasse

  3. Le passé chatouille
    là où ça dérange
    gardons les bons souvenirs
    pour les soirées d’hiver
    à raconter le soir
    avec ou sans chandelle
    et laissons filer les rêves
    qui viennent heurter la grève
    le passé chatouille
    en curieux mélange

  4. Bonjour Annie,

    Outre la beauté du sonnet et de la photo qui l’illustre, c’est le rêve lui-même qui est prenant et tellement significatif pour qui a vécu un ailleurs. Si le corps reste inerte la nuit, (un médecin m’a dit un jour, que lorsque nous rêvons il n’y a que les yeux qui soient en action, le corps lui est comme paralysé) l’esprit, Lui vagabonde et va çà et là dans les lieux connus et qui lui manquent.
    Je t’embrasse bien fort Annie. Belle journée
    Dominique

  5. Notre inconscient véhicule tant de souvenirs, d’images, d’odeurs.. tu transcris avec cette délicatesse qui caractérise tes mots, la nostalgie de ces moments passés.. très beau texte, j’apprécie aussi la photo qui se prête bien à ton textes.

  6. C’est bizarre, je revois toujours les mêmes images de la première maison avec un jardin fleuri devant et derrière la maison la grange puis le potager et un petit ruisseau qui le contournait, et je suis si désolée de n’avoir pas davantage d’images dans mes souvenirs, c’était si beau, l’odeur des troënes, les capucines, les rosiers, l’allée de poiriers, la tortue, le lavoir au fond du potager, je sens la chaleur de l’été dans mes veines, c’est un souvenir merveilleux et tronqué…
    Merci de m’y avoir ramené Annie

  7. Bonjour Annie, pour faire suite à ton dernier commentaire toujours si amical, je connais les règles du pantoum et j’en ai déjà écrit deux.. Merci de tes conseils précieux.

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