Le sonnet shakespearien : Fausse liberté.

Merci cher Flormed  pour cette très belle mise en page.

Je vous répondrai dès que possible.

Fausse liberté

Heureuse, je le fus, de quitter mes pénates,
Oubliant la routine enfermée au placard
Pour me faire bercer de plus tendres sonates
Et laisser mes fados quelque temps au rancart.

Il n’aurait pas fallu garder ce téléphone
Ne dormant que d’un œil tout au fond de mon sac…
Je savais bien pourtant qu’il n’est jamais aphone
Et qu’il protesterait à l’heure du ressac!

La mer était fort belle et le ciel sans nuages,
Les mouettes criaient « vive la liberté » !
Comme elles j’aurais dû voyager sans bagages

Afin que mon esprit ne soit plus alerté….
Quand la vie offre enfin sa douce parenthèse
Il est bon quelquefois d’adopter sa foutaise!

Annie

14 réflexions sur « Le sonnet shakespearien : Fausse liberté. »

  1. Très joli sonnet, comme toujours bien équilibré et composé… mais… car il y a parfois un mais…. et ce n’est pas toi qui est visée mais ce foutu téléphone. Je hais ces appareils qui nous suivent partout et parfois, même quand on emporte pas le sien, nous poursuivent des conversations de nos voisins, dans les magasins, dans la nature aussi hélas! C’est une plaie et si je m’en donnais la peine, je ferais un poème sur les bienfaits que je pense d’eux. Je t’embrasse

    1. Bonjour Marie,
      Je n’arrive plus aussi à l’utiliser pour des services qui me renvoient à d’autres services pour finir au bout d’un moment par entendre :
      Veuillez appeler ultérieurement !
      Comment faisait -on avant ?!
      Je t’embrasse.
      Annie

  2. Ton sonnet shakespearien est un brin nostalgique
    Ce qui chez toi n’entraîne aucun fléchissement
    Dans l’aura de ta plume et mon ravissement
    A ce jour pour mon coeur le meilleur antalgique !

    Bonjour Annie,
    Un message loin d’être une bouteille à la mer car c’est hier que je me faisais aussi la réflexion. « Fausse liberté » c’est certain vrais choix à faire c’est urgent !
    Bon week-end Poétesse

    1. Bonjour Marlène,
      Le téléphone n’est pas à emporter quand on a besoin de paix mais c’est tentant au cas où et ça c’est fatigant ! Sans téléphone le monde continue pourtant de tourner ! mais dans certains cas on devient son esclave…
      Je t’embrasse.
      Annie

  3. En général je l’oublie ce mobile quand je pars pour peu de temps, mais quand on part loin cela rassure de ne pas être coupé des siens, dont la vie nous importe tant !
    Oui, parfois c’est si bon de tout oublier et de profiter des merveilles de la nature…
    La liberté d’une plage immense, le cri des goélands, le bruit du ressac, cela me manque !

    1. Bonjour Marine,
      Moi aussi, je ne l’emporte plus quand on se promène mais en ces jours il le faut et il me fait horriblement peur…
      Merci pour ton témoignage et bisous.
      Annie

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