Le sonnet marotique : Fin de vie.

 

Fin de vie

Au feu de la Saint Jean tu n’iras plus rêver
Que le monde est à toi, que la vie est bohème,
Et voici que mes mots tremblent dans mon poème,
Aurai-je bien le temps de pouvoir l’achever ?

Ton corps devenu vieux peine à se soulever,
Il est pourtant moins lourd qu’un ris de chrysanthème
Que l’hiver abandonne en ce matin trop blême,
Me prouvant aujourd’hui que tout va s’aggraver…

Adieu les jours heureux, les tristes, les querelles !
Nous voici face à face avec tes aquarelles,
Reflets de tes étés en doux pays Gascon…

Le bonheur était là tout près de ces collines,
Mais tu cherchas ailleurs d’autres fleurs plus câlines
Tandis que j’arrosais celles de mon balcon…

Annie

8 réflexions sur « Le sonnet marotique : Fin de vie. »

  1. J’avoue en ces moments qu’il me vient en rimant
    La façon plus habile afin de te transcrire
    Mes signes d’amitié car de les voir s’inscrire
    Dans mes vers comble à coeur mon âme en s’imprimant.

    Bonsoir Annie,
    Ton sonnet marotique est vraiment très émouvant et je compatis à ta douleur pendant ces jours difficiles que tu dois traverser.
    Je t’embrasse tendrement

  2. Ton poème est beau et tendre et il parle vrai. C’est un bel hommage à ta maman et quand je lis « Adieu les jours heureux, les tristes, les querelles ! », cela bien sûr me fait penser à ma propre mère avec qui la vie fut difficile, le courant ne passant que rarement entre elle et moi. Mais elle est partie depuis 2012 et il n’est pas un jour où j’aimerais encore me quereller avec elle car cela voudrait dire qu’elle est encore là… Je t’embrasse fort.

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