La Courante : Malchance.

Malchance

Mais où sont les parents, les amis, la famille ?
Je les compte aujourd’hui sur les doigts d’une main…
Je vois que tout se fane entre lys et jasmin,
Même le souvenir tremble sur sa ramille.
Qu’ils étaient bons les jours des étés prometteurs,
Dès que le mois de juin m’apportait ses délices.
Suis-je sourde à vos cris, habiles séducteurs,
Papillons de velours, libellules complices ?

Pourquoi toujours punir celle qui de tout temps
Voulait concilier le ciel avec la terre ?
A quoi bon tout ceci, carême et vie austère
Sans pouvoir s’octroyer le droit à ses printemps ?
Honte à ce monde qui vous laisse en bord de route
Quand un peu moins de chance ouvre un filet suspect
Pour vous prendre à ce piège aux senteurs de baroute :
Payer toujours payer, seule issue au respect ! 

Annie

18 réflexions sur « La Courante : Malchance. »

  1. Bonjour douce magnifique poème cette courante un cri que je partage mes bravos
    Douce journée avec mes pensées pour toi et ta maman
    Je t’embrasse

  2. Bonjour Annie et merci pour ce poème qui, comme le dit Robert, exprime bien ce que nous sommes nombreux à ressentir et aussi à en souffrir.
    Puissions-nous un jour retrouver un début de jours heureux. Je t’embrasse.

    1. Bonjour Gérard,
      Ne dit-on pas que c’est dans la souffrance que l’on compte ses amis ?
      Bonnes vacances pour toi aussi mais nous n’en sommes pas là quant à nous…
      Je t’embrasse.
      Annie

  3. Ô comme j’aimerais t’offrir un bout de ciel
    Qui s’étend si clément au dessus de ma tête
    Lorsque l’averse est prompte à te faire la fête
    Si tu peux faire front tu verras l’arc-en-ciel.

    Bonsoir Annie,
    Je me sens tellement impuissante à soulager tes tourments et pourtant j’aimerais tant trouver des mots magiques qui les feraient disparaître en une seconde. Mes pensées t’accompagnent.
    Bisous mon amie

    1. Bonjour Marlène,
      Je sais tout ce que ton bon cœur désire, et je t’en suis fort reconnaissante chère Marlène !
      Tes mots ont sans cesse un baume au cœur.
      Je t’embrasse.
      Annie

  4. Bonjour Annie,
    Mon amie je voudrais tant te donner du courage pour te battre même si j’ai l’impression qu’un fusil mitrailleur serait plus utile pour faire bouger ces incompétents sans coeur qui n’ont que le mot réglement à la bouche quand eux-mêmes commettent des erreurs qui fusillent ta vie. Je les connais depuis ma naissance !
    Écrire c’est ce qui m’a apporté la paix, cette première est vitale parce qu’on le reporte toujours en pensant que les autres ne comprendront jamais. Tous non mais il suffit d’au moins un et on n’est plus seul. Tu n’es pas seule mon amie, vois nous sommes tous là avec toi… pour toi. Je t’écrirai le reste en privé.
    Je t’embrasse bien fort

    1. Bonjour Marlène,
      Ce que tu fais pour tes amis est incroyable dans cette époque d’égoïsme flagrant… J’ai honte de notre monde…
      Être seule, oui je le suis, si je ne compte pas époux et enfants…Ce qui n’est déjà pas si mal !
      Je t’embrasse.
      Annie

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