Le Rondeau parfait : Le verger de la France.

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Le verger de la France

Quand l’horizon s’étire en vallons cotonneux
Mon regard cherche encor d’un vieux moulin les ailes ;
J’ai le cœur qui bat fort, serait-il amoureux
De cet endroit magique aux senteurs de prunelles ?

Il y fait chaud l’été, jusque sous les tonnelles 
Où s’accroche la vigne à de vieux troncs noueux
M’invitant à penser que les heures sont belles 
Quand l’horizon s’étire en vallons cotonneux !

A leur dieu tout là-haut brûlant de mille feux
Sourient les tournesols dans leurs jaunes dentelles ;
Accompagnant les ris – éclats majestueux –
Mon regard cherche encor d’un vieux moulin les ailes.

Défilent les vergers, pleines sont leurs mamelles
Du sirop de leurs fruits ; oh rien n’est plus fameux
Que ce péché de chair au goût de mirabelles !
J’ai le cœur qui bat fort, serait-il amoureux ?

Et dans les champs dorés les blés sont en cheveux,
Frissonnent de plaisir tant que les alumelles
N’arrivent pour tailler les toupets généreux
De cet endroit magique aux senteurs de prunelles.

J’aime de ce pays toutes les étincelles
Que le soleil ravi lance du haut des cieux,
Pour les fondre au sommet des neiges éternelles
A tel point qu’aujourd’hui je referme les yeux
Quand l’horizon s’étire…

Annie








18 réflexions sur « Le Rondeau parfait : Le verger de la France. »

  1. Bonjour Annie. Non seulement un rondeau parfait mais un rondeau qui me parle car il parle de fruits, de soleil, de vergers, de moulins, de tonnelles, tout ce que j’aime. Un rondeau ode à la nature et à la vie. Gros bisous.

    1. Bonsoir Marie,
      Parfait est le nom de la forme ! Le mien ne l’est pas vraiment mais comme il te plaît je suis ravie !
      Je t’embrasse fort.
      Annie

  2. Comme Marie écrit un si parfait rondeau
    Par la beauté des lieux déjà que tu dessines
    De la pointe de plume esquissant des fraissines
    Et puis des fleurs, des fruits qui rient, des champs blondeaux …

    Bonjour Annie,
    Dieu que c’est beau ! On en a tant besoin avec toutes ces catastrophes qui ne cessent d’arriver de plus en plus sordides car elles n’auraient jamais dû survenir.
    Merci de ton partage-pansement !
    Je t’embrasse

    1. Bonsoir Marlène,
      Comme ton quatrain est beau bravo à toi et merci !
      Oh oui que j’ai hâte de retrouver un semblant de vie d’avant !
      Je t’embrasse avec affection.
      Annie

    1. Bonsoir Béatrice,
      Tu n’étais pas encore avec nous quand je l’ai écrit, j’avais passé pas mal de temps !!! Tu t’en doutes !
      Je t’embrasse avec affection.
      Annie

  3. J’aime ce beau rondeau qui m’emporte et qui conte si joliment l’été et ses fruits et nous emporte sur l’aile de son moulin…
    Le mien que j’ai chanté se trouve dans le Lauragais, pas très loin de Toulouse, Belbéraud…
    Bisous Annie

  4. Ce jardin fait rêver. J’ai aimé m’y promener en ta compagnie. Il est si beau, si vivant, si riche et parfumé. Tout le contraire de mon pauvre jardin assoiffé.
    Merci pour cette bouffée de fraîcheur.
    Bisous

    1. Bonsoir Martine,
      Chez nous la pluie a remis les choses chacune à leur place, mais ce n’est pas le Midi !!! Ah que je le regrette ce Sud…
      Je t’embrasse.
      Annie

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