Le sonnet français : L’angoisse.

L’angoisse


Celui qui ne sait pas l’angoisse et sa souffrance,
Ne peut imaginer tout l’ampleur du dégât,
Quand un passé retors, plus poisseux qu’un nougat,
Vous tient le dragée haute, allant jusqu’à l’outrance.

Vous pensiez l’avoir vu tirer sa révérence
Dans un jardin gourmand de rose ou seringat,
Ne pouvant supporter, en triste renégat,
Que l’on puisse sourire à la moindre fragrance !

Et voici qu’il revient se repaître à nouveau,
De chiendent, de soucis, de l’eau d’un caniveau,
Où votre esprit se noie en son propre mal être.

Vous avez beau vouloir repousser l’ennemi,
Il vous colle à la peau comme un timbre à sa lettre
Tandis que vous rêvez d’une note de mi…

Annie

18 réflexions sur « Le sonnet français : L’angoisse. »

  1. Je réagis à ton beau poème avec compréhension car pour avoir connu les affres de l’angoisse je sais…. quand tout a repris un rythme normal, notre subconscient aime à nous susurrer que peut-être cela pourrait revenir, que les tuiles sont justes cachées mais ne demandant qu’à se montrer, etc… Trop de souffrances engendre la souffrance, imaginaire ou future.
    Mais en même temps, si l’on n’arrive pas à canaliser nos angoisses, je crois bien qu’on attire la poisse comme ton poisseux nougat ou un chewing-gum gum collés à nos basques. Je t’embrasse Annie

    1. Bonsoir Marie,
      Je pense finalement que tout un chacun a bien connu ces périodes si difficile à vivre… Le plus dur est de s’en être débarrassé et de … recommencer !Je pense aussi que c’est un signe de grande sensibilité.
      Merci Marie pour ton témoignage et gros bisous.
      Annie

  2. Lorsque je travaillais je ne sais si c’était de l’anxiété ou de l’angoisse mais je me rappelle d’en avoir fait souvent à cause de la nature même de mon travail.

    1. Bonsoir Robert,
      Merci pour ton témoignage.
      J’ai connu le deux, l’anxiété familiale et celle du travail. Ceux qui se la coulent douce je les envie !!!
      Amitiés.
      Annie

  3. Si j’avais su avant de la laisser entrer
    C’est sûr j’aurais trouvé l’excuse salutaire
    Pour m’esquiver des lieux d’un besoin munitaire
    Autant qu’impérieux de chers à rencontrer !

    Bonjour Annie,
    Le ris ne sera pas de la fête ce week-end ni chez toi ni chez moi mais poétiquement ton angoisse est belle qu’on pourrait même l’inviter !
    Je t’embrasse et te souhaite un bon week-end

    1. Bonsoir Marlène,
      Merci Marlène pour tes doux passages qui me font un bien fou ! Tu es toujours attentives aux autres…
      Je t’embrasse.
      A très vite !!!
      Gros bisous.
      Annie

  4. Bonsoir Annie un sonnet touchant qui m’a ému
    Je connais bien cette angoisse qui un jour nous nous emprisonne dans ses filets
    Heureusement qu’au fond de nous reste l’espoir
    je te souhaite qu’elle s’en aille cette angoisse
    Douce soirée mes amitiés je t’embrasse

    1. Bonsoir Béatrice,
      En ce moment tu dois l’être anxieuse et ça se comprend…
      Continue d’espérer, et je vais le faire avec toi par la pensée.
      Gros bisous et merci.
      Annie

  5. Bonsoir Annie un sonnet de pure merveille tu dénonces si bien ce qu’est l’angoisse et nous l’avons tous rencontrer a un moment de notre vie et parfois elle nous poursuit mais nous arrivons toujours à garder l’espoir de meilleurs jour il faut y croire et pour toi aussi l’amie bonne soirée bisous l’amie

    1. Bonsoir Maria,
      Je te remercie et je me doute que toi aussi tu as dû connaître cette plaie qui réveille nos nuits et freine nos jours ! Tu as quant à toi un excellent palliatif !
      Merci et gros bisous.
      Annie

  6. très beau et très puissant; Je connais cette nasse qui emprisonne le cerveau et le coeur. Pour un problème familial, cette angoisse a duré plus d’un an et même si la situation s’est améliorée, c’est encore bien fragile et la peur rode toujours autour de moi.

    1. Bonsoir Sedna,
      Je comprends tout à fait ce que tu veux dire car chez moi cela accompagné une bonne partie de ma vie familiale, hélas…
      Amitiés et courage !
      Annie

    1. Bonsoir Marie-Luce,
      Tu as raison c’est ainsi que je fais quand je le peux… Mais parfois c’est difficile !
      Amitiés et merci !
      Annie

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