Stances : La starlette.

La starlette

Elle expose son corps, telle une friandise,
Que l’on couve des yeux sans pouvoir se l’offrir,
Et les seins généreux, sans rien pour les couvrir,
Ouvrent des appétits pour cette gourmandise.

Ses robes, ses bijoux, d’or et de diamant,
La font se pavaner, bien trop belle ingénue,
Mais sous la mousseline, elle est quasiment nue,
Déjà prête à s’offrir à son nouvel amant.

Le feu des projecteurs la flatte et la caresse,
Elle en rajoute un peu, la foule s’attendrit,
Devant tant de beauté même le ciel sourit,
Mais le diable se cache au milieu de la presse…

C’est ainsi que plus tard on la retrouve en pleurs,
Nouvelle Cendrillon n’ayant plus de carrosse,
La drogue est son recours car le monde féroce
Aime aussi se nourrir des plus grandes douleurs.

Annie

16 réflexions sur « Stances : La starlette. »

  1. Tellement vrai et tellement bien exprimé. Restons telles que nous sommes, sans gloire et sans beauté mais à jamais aimées pour ce que nous sommes et non pour un corps qui un jour n’aura plus rien de grisant.
    Bisous

  2. La starlette a toujours proprement existé
    Les canons de beauté par contre ont pris des grammes
    Encore que là l’air des Grâces n’est aux drames
    Nul surpoids méritant bien d’être dépisté !

    Bonjour Annie,
    Que je les trouve subtiles ces stances qui l’air de rien cachent un message profond sur la beauté et la perversion qu’elle draine dans son sillage. Et comme toujours la partie immergée est bien plus effrayante que celle que l’on voit.
    Bravo et bon week-end chère amie

    1. Bonjour Marlène,
      Je te remercie avec retard comme pour toutes et tous, mais encore merci pour ce commentaire qui me ravit !
      Gros bisous.
      Annie

  3. Bonjour Annie et bon weekend

    Un poème touchant l’âme ce monde des projecteurs est souvent monstrueux

    Star un jour déchet un autre jour merci pour ce cri de révolte chère Annie bisous l’amie

  4. La jeunesse ne voit pas les pièges, elle veut profiter, sans réfléchir, et puis nous n’étions pas de cette génération mais à présent tout est trop ouvert, trop facile…
    On a peur pour notre jeunesse…

    1. Bonjour Marine,
      Tu as raison notre monde est devenu effrayant… Ouf notre génération est plus tendre, enfin je l’espère !
      Amitiés et gros bisous.
      Annie

  5. un nouveau sujet qui aborde la beauté éphémère, la lumière des projecteurs s’éteint parfois bien vite, laissant place à une solitude amère.. tu exprimes si bien ces papillons qui brûlent leurs ailes !

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