La Terza Rima : Après le deuil.

Après le deuil


Je pensais retrouver la paix, le réconfort,
Après ce grand départ qui fit pleurer ma prose,
Mais rien de tout cela, sombre est mon coffre-fort.

Un soleil trop timide affiche un air morose
Dès qu’un nuage noir, lourd de tous mes regrets,
L’empêche de sourire à l’éclat d’une rose.

Lors je ferme les yeux sur mes rêves secrets
Afin de rattraper le passé qui s’envole,
Ainsi qu’une colombe entre monts et guérets…

Ah combien j’aimerais d’une rime frivole
Découvrir l’antidote à ce chagrin pesant,
Et ramener au nid la muse bénévole !

Désormais chaque jour un silence écrasant
S’ajoute à la tristesse, et d’un pas qui se traîne,
Il alourdit d’un coup un ciel agonisant.

L’hiver est dans mon cœur, et pourtant souveraine,
La saison offre encor perles et diamants
Quand un buisson fleuri laisse échapper sa traîne

Colorant mes pensers à l’or des firmaments.

Annie

24 réflexions sur « La Terza Rima : Après le deuil. »

    1. Bonsoir Sedna,
      On dit qu’à toute chose malheur est bon, ce triste événement a réveillé ma muse… J’ai tant et tant d’émotions à partager…
      Amitiés et merci.
      Annie

  1. Il faut donner du temps au temps Annie, c’est dur et parfois long de sortir d’un deuil. Quand je vois le coup sur la tête que j’ai pris en perdant Django, et celui que j’ai reçu quand j’ai perdu maman en 2012, je peux te dire qu’il te faut t’armer de patience avant que la douleur se dilue et fasse place à un manque plus léger.
    Pour ta newsletter de ton prix, ça n’a pas fonctionné du tout, ni le 1 , ni le 2, ni le 3.
    Gros bisous

    1. Bonsoir Marie,
      Je te remercie car oui il faut du temps, je suis déjà passée par là aussi…
      Pour la newsletter, ça y est, mon fils a réparer !J’en suis heureuse !
      Je t’embrasse en espérant que toi aussi tu vas mieux…
      Annie

    1. Bonjour Robert,
      Le 18 août j’ai reçu deux coups de fil sur mon portable. L’un pour m’annoncer que ma maman venait de décéder et le second que ma fille était en route pour la maternité avec trois semaines d’avance. ! Je suis donc mamie d’une jolie petite Alba.
      J’avais mis mon blog en pause avec une annonce que tu n’as pas dû recevoir toi aussi, car ma Newsletter est en panne. J’ai ôté depuis cet article que je juge désormais inutile. Mais les petits mots des abonnés m’ont vraiment touchée. Je me remets peu à peu de mes émotions…
      Amicalement.
      Annie

  2. Laissez le temps au temps, et sourire à la vie qui vient de naître, en parlant de la chaine familiale qui se poursuit d’une génération à l’autre…
    Ta muse est triste mais bien présente.

  3. C’est un très beau poème pour dire son chagrin…
    Pour tout te dire je déteste la phrase « faire son deuil », comme si on se débarrassait d’une mauvaise pelure et puis zou, ça va mieux, non, oh que non, on garde tout cela dans son coeur, et ça revient en flux, à tout moment, sur un mot, un livre, une impression, un paysage, les souvenirs affluent et nous submergent, à chaque pas sans prévenir…
    Accueillons les jolis moments même si ils sont passagers…
    Reçois mon amitié Annie

    1. Bonsoir Marine,
      Comme tu le dis, on ne fait jamais son deuil, on apprend à vivre avec…
      Merci pour cette amitié que tu m’offres avec chaleur Marine !
      Je t’embrasse fort.
      Annie

    1. Bonsoir Béatrice,
      Je te remercie pour ta gentillesse et je t’embrasse pour un bon week-end en espérant que vous tenez le coup chez vous aussi ?
      Annie

  4. Quand tu rimes ta peine à la première strophe
    De ton œuvre chagrin je me mets à pleurer
    Des larmes tu perdras il ne faut se leurrer
    Mais c’est n’en avoir point qui vire en catastrophe !

    Bonsoir Annie,
    Ta très belle et émouvante complainte devrait distraire
    ta douleur au moins quelques minutes mais c’est en années
    qu’elle disparait ! Alors je t’envoie des milliers de bisous de courage.
    Bravo pour ces nouvelles magnifiques récompenses !

        1. Bonjour marlène te merci aussi !
          Pour « Nouvelles » j’ai remercié en haut pour tous… Trop difficile.
          Quant à l’autre je ne vois pas !
          Mais tu sais combien je suis étourdie !
          Gros bisous.
          Annie

  5. La Vie est éternelle, et chacune de nos vies humaines n’en sont qu’un maillon.
    Tu te souviendras toujours de celles qui t’ont précédée, ton doux Père et ta Maman, mais maintenant, il est « temps » de songer au présent, et surtout à l’avenir …
    Bienvenue à ta petite Alba, qu’elle soit la princesse de ton cœur !

    1. Bonsoir Marie-Luce,
      Nous y voilà n’est-ce pas ? !
      Oui je vais me concentrer sur l’avenir dès que ce présent erra réglé…
      A chaque jour suffit sa peine…
      Amitiés Marie-Luce.
      Annie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *