Le sonnet estrambot : Le crépuscule.

 

Le crépuscule


Dans un bain rouge sang l’horizon se prélasse,
Tarde à s’évanouir face à tant de beauté,
Et même si la lune a regagné sa place,
La nuit n’a pas encor du jour tout grignoté !

C’est à pas de velours que le temps se déplace,
Après avoir cueilli l’or d’une royauté,
Pour le fondre à plaisir sur mon humble palace,
Modeste nid d’amour, par nos cœurs mignoté !

Et petit à petit une onde rose et tendre,
Envahit toute chose et chacun peut entendre
Murmurer le silence au seuil de la noirceur.

Un dernier chant d’oiseau clôture enfin la toile,
L’ombre apparaît sitôt que jaillit une étoile,
Le ciel se pare alors d’un manteau de douceur…

La lumière n’est plus, mais un flot de mystère,
Appelle le poète à sublimer la terre
D’une rime galante et d’un refrain berceur !

Annie

21 réflexions sur « Le sonnet estrambot : Le crépuscule. »

  1. S’il faut attendre un peu pour déguster des vers
    D’une telle beauté je ferais bien moi-même
    Pour absorber ta peine un long temps de carême
    Au mieux j’esquiverai la détox de thés verts !

    Bonsoir Annie,
    C’est un gros un enorme » WAOUAH » qui est sorti de ma bouche à la dixième relecture, ce sonnet est absolument spendide ! Bravo petite soeur !
    Gros bisous

    1. Bonjour Marlène,
      Oh merci du fond du cœur ! Oui mes poèmes se font attendre désormais plus qu’avant, mais au vu de ton enthousiasme, je vais oser dire alors qu’il vaut mieux vaut la qualité à la quantité !
      Je t’embrasse fort.
      Annie

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