Le sonnet espagnol : Pour raconter Noël.

Je vous souhaite un joyeux Noël !

Pour raconter Noël.


Pour raconter Noël, il suffit d’un crayon,
De quelques blonds fétus, de la plume d’un ange,
D’une femme à genoux à la voix de mésange
Qui serre sur son cœur, d’un doux fruit, l’oreillon,

De moutons dans le ciel, tous pendus au trayon
D’un astre plus goûteux que le jus d’une orange,
Déposée au matin à l’abri d’une grange,
Où le soleil tardif vient planter son rayon,

D’une branche de houx, de bonbons de guimauve,
D’un beau sapin tout vert où s’endort un chausson
Oubliant, pour un soir, tous les secrets d’alcôve !

C’est le clair gazouillis d’un nouvel enfançon,
Pour qu’éclate la fête avant que ne se sauve
A minuit, en douceur, la divine chanson !

Annie

22 réflexions sur « Le sonnet espagnol : Pour raconter Noël. »

    1. Bonsoir Marie,
      Je te remercie avec beaucoup de retard car nous voici déjà en janvier !
      Noël s’est bien passé.
      Je t’embrasse.
      Annie

  1. Bonsoir chère Annie un beau poème de circonstance demain c’est le réveillon de Noël je te souhaite mes meilleurs vœux de fêtes de fin d’année …j’espère que tu sera bien entourée bisous l’amie belle soirée bisous

  2. Pour célébrer Noël en panache de plume
    Je note que ta muse a pris du paon l’éclat
    Pour resplendir en or sur son entier volume
    Qui n’apprecierait point tel chef-d’œuvre méplat ?

    Bonsoir chère Annie,
    Ma révérence pour ce sublime sonnet espagnol et merci pour tes bons vœux demain c’est certain j’en reprendrai avec un grand plaisir. Un « méplat » pour un « enfançon » c’est fou comme on s’instruit en taquinant la rime 😜!
    Joyeux Noël mon amie, gros bisous

    1. Bonsoir Marlène,
      C’est un ancien poème mais je n’en avais pas encore de nouveau ! La suite est de la nouveauté bien sûr !!!
      Merci pour ce bel enthousiasme qui me ravit et gros bisous pour toi.
      Annie

  3. Bonjour Annie,
    Comme je suis content de lire de la si belle poésie !
    Il y a le souci de la rime, de la forme, des mots, de l’alexandrin parfaitement construit, de l’esthétique qui ne tue en rien le sens, et c’est en cela que c’est beau. Et l’élégance de certains mots dont je n’imaginais même pas qu’ils existaient (trayon, enfançon…).
    Enfin, je ne connaissais absolument pas le sonnet espagnol. Une belle découverte, donc.
    Merci.
    Bon lundi.
    Amicalement,
    Fabrice

    1. Bonsoir Fabrice,
      C’est moi qui suis enchantée de rencontrer un poète de poésie classique ! Le partage des poèmes est tellement plus enrichissant que d’écrire dans en solitaire !
      Je vais m’inscrire à votre blog avec plaisir !
      Amicalement.
      Annie

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