Le sonnet marotique : Frayeur.

Frayeur

Dans le lointain brumeux, un vieux coq s’époumone,
Il appelle le jour, paresseux ce matin ;
Après la longue nuit, un voile de satin,
Enveloppe à loisir l’ombre d’une démone…

Derrière mes volets, j’entends que l’on marmonne…
Qui cherche à m’effrayer ? Quel est ce plaisantin ?
Un elfe des sous-bois, un korrigan mutin ?
Mon regard sourcilleux s’attache à la crémone !

Voilà que maintenant on gratte au portillon,
Ce ne peut-être, hélas, un vol de papillon,
Fatigué de sa nuit, effleurant ma sonnette !

La curiosité, plus forte que la peur,
Me conduit jusqu’au seuil et là, c’est la stupeur !
Aguicheuse, je vois, une tendre minette !

Annie

19 réflexions sur « Le sonnet marotique : Frayeur. »

  1. Trop mignon ce sonnet marotique. Nos peurs sont bien souvent indépendantes de notre volonté mais même si la minette est noire, je t’assure que ce n’est pas une sorcière comme on le prétendait dans des temps heureusement lointains.
    Tu fais écho à mon poème du jour qui parle aussi de lever du jour. Je t’embrasse.

    1. Marie bonsoir,
      Je te remercie pour ton aimable commentaire.
      Cette Minette, hélas, n’est plus mais elle illustre si joliment mon poème que je lui ai redonnée vie !
      Je t’embrasse pour une belle soirée.
      Annie

    1. Il est délicieux ce sonnet marotique
      Rien à voir avec l’ombre enveloppant le mien
      Que j’ai peine à finir dans ce flou chaotique
      Vraiment révélateur d’un monde bohémien

      Bonsoir Annie,
      Je viens quérir ma ration de douceur pour soulager ma rancœur. Batteries bien rechargées avec ce divin sonnet marotique et ses rimes si charmantes en plus de cette adorable minette en illustration.
      Depuis trop de temps ce cirque politique me donne la nausée. J’essaie de l’éviter autant possible à la télé mais voilà qu’il déborde aussi sur la toile alors maintenant je rêve d’une île déserte !
      Je t’embrasse

      1. Bonsoir Marlène,
        Je te remercie de passer en dépit de la newsletter qui, je le constate, ne doit pas encore marcher… J’en suis désolée…
        Si ce sonnet t’a quelque peu distraite de notre terrible actualité, j’en suis plus qu’heureuse car moi aussi je cherche à m’évader d’une manière ou d’une autre !
        Je t’embrasse.
        A très vite !
        Annie

    2. Bonsoir Fabrice,
      Je te remercie pour cet aimable commentaire. J’ai lu chez toi de bien superbes poèmes !
      J’apprends la poésie classique depuis 2011 !
      Bien amicalement.
      Annie

    1. Bonsoir Robert,
      En fait elle ne l’était pas du tout, sauf pour le souris en effet ! Mais en chat gâté, les croquettes étaient sans doute meilleures !!!
      Bonne soirée.
      Annie

    1. Bonsoir Marie-Luce,
      Elle a passé plus de temps au chaud que dehors, mais sa présence à la porte était pour moi une aubaine !!!
      Merci Marie-Luce.
      Amitiés.
      Annie

    1. Bonsoir Martine,
      Je te remercie d’apprécier ce petit sonnet car je sais que toi aussi tu aimes les animaux de compagnie et plus !
      Je te souhaite une belle soirée, bien froide cette fois chez nous !
      Gros bisous.
      Annie

  2. J’aime beaucoup beaucoup ton poème, et cette minette noire , elle me fait penser à notre Néoù que l’on attend parfois le matin quand il n’est pas là de bonne heure, on se fait du souci. Souvent, il se pointe, vers 6 h 30 lorsque l’homme de la maison ouvre la porte-fenêtre, -alors que rien ne presse quand il fait nuit, mais cela fait partie de ses habitudes alors que dire ! – C’est le chat qui est content, bien qu’il dispose de nombreux abris et coussins dans la loggia ou dans le foin !
    Parfois c’est moi qui lui ouvre, vers 4 ou 5 heures du matin quand je ne dors pas et que je finis par descendre, du coup il se manifeste derrière la porte en miaulant alors qu’il a insisté la veille au soir pour sortir et partir en chasse, ce qui me fâche beaucoup !

    1. Bonsoir Marine,
      Je te remercie fort pour ce beau témoignage qui me ravit !
      Nos animaux de compagnie font partie de nous et adoptent nos habitudes, à tel point que parfois, ce sont eux qui deviennent aussi nos maîtres !!!
      Je t’embrasse pour une belle soirée au chaud !
      Annie

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