Le sonnet marotique : Petit bonheur.

Petit bonheur

C’est un petit bonheur, ravi d’un moindre rien,
D’un matin qui sourit à l’éclat d’une rose,
Au poète amoureux lui récitant sa prose,
Tandis qu’un triste ennui boude comme un vaurien !

Il a le cœur léger ce noble épicurien,
Et ne s’attarde pas face à tout jour morose,
Préférant s’enivrer d’un jus de primerose,
Avant de s’envoler en geste aérien.

Pour qu’un brin de muguet se rallie à sa cause,
Il l’enrobe d’amour, tout doucement lui cause,
Rien de tel qu’un parfum riche et revigorant !

Si l’on se nourrissait de cette belle éthique,
L’existence serait beaucoup plus poétique,
Et le petit bonheur pourrait devenir grand !

Annie

18 réflexions sur « Le sonnet marotique : Petit bonheur. »

  1. Coucou Annie. Je vais avoir du mal à commenter ton petit bonheur car je viens d’apprendre à l’instant la disparition à midi de mon amie d’enfant, ma presque soeur, qui a eu 74 ans ce 21. Nous nous sommes connues à 14 ans et jamais séparées même quand nous étions plus loin géographiquement. Un coup sur la tête même si je savais qu’elle déclinait de jour en jour et qu’elle était atteinte depuis 3 ans de la maladie d’Alzheimer. Je t’embrasse.
    Quand je pense qu’aujourd’hui j’ai posté un texte disant que la vie est un cadeau. Elle a mal fini pour elle.

    1. Bonsoir Marie,
      J’espère que tu vas meiux en dépit ce ce chagrin que je comprends…
      Je te remercie d’être passée tout de même et je t’embrasse.
      Annie

  2. Bonjour Annie,
    L’éloge du petit bonheur à cultiver, surtout à ne pas bouder, à savoir repérer, à goûter pleinement. C’est presque étrange d’ailleurs d’accoler l’adjectif « petit » au mot « bonheur ». Car tout bonheur, quelque soit sa taille, m’a toujours paru jouissif. Et ce qu’on nomme les « petits bonheurs » me sont bien plus précieux, en ce sens qu’ils sont aisément accessibles et multipliables à souhait (à condition de savoir les prendre comme ils viennent et d’en profiter), alors que le Bonheur (avec un grand B) ressemble davantage à une étoile inaccessible. Enfin, on pourrait en débattre longtemps, il n’empêche que ton sonnet marotique est une merveille à lire. Et c’est un bonheur à prendre (tant pis pour ceux qui passeront à côté ha ha) !
    Bon lundi.
    Fabrice

    1. Bonsoir Fabrice et merci pour ce témoignage que je rejoins.
      C’est bien ce que j’ai cherché à exprimer : Chaque petite chose cueillie au fil des jours, c’est ça le grand bonheur ! A force d’être exigeant on ne peut plus y goûter, et c’est quand on perd cette faculté que l’on se rend compte combien nous étions heureux !
      Bien sympathiquement.
      Annie

  3. On voudrait bien tel cet amoureux transi se réjouir de la moindre petite violette qui surgit en janvier mais voilà, il y a des jours qui sont plus difficiles que d’autres, mais j’aime ce sonnet optimiste qui nous sort du quotidien Annie !
    Bisous

    1. Bonsoir Marine,
      Tu as raison, chaque petite fleur, chaque coin de ciel bleu, l’oiseau dans le jardin, tout cela est bonheur mais l’être humain est très exigeant et vite découragé !
      Je te remercie et te souhaite un excellent week-end.
      Je t’embrasse.
      Annie

    1. Bonsoir Marie-Luce,
      Ce n’est pas moi qui vais te dire le contraire !!!
      Merci Marie-Luce et bon week-end.
      Annie

  4. Je trouve que ta plume au bonheur est adroite
    J’admire ton adresse à tricoter tes vers
    Avec l’art de tisser chaque maille bien droite
    Pour confectionner ton paisible univers.

    Bonjour chère Annie,
    J’ai visionné récemment une sublime vidéo ou l’orateur y livrait sa recette du bonheur et disait en substance qu’il n’était jamais acquis mais qu’il fallait y travailler. Et c’est exactement mon ressenti dans ce si bel ouvrage m’ayant offert un intense plaisir.
    Gros bisous

    1. Bonsoir Marlène,
      Ce sonnet est simple, alors je suis heureuse qu’il te plaise ! Ton avis est très précieux pour moi !
      Je t’embrasse pour un très beau week-end.
      Annie

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